Le prédiabète correspond à une augmentation de la glycémie supérieure aux valeurs normales, mais qui reste en dessous du seuil permettant de diagnostiquer un diabète. Il est associé à un risque accru de développer un diabète de type 2 et à une augmentation du risque cardiovasculaire.
Le prédiabète est favorisé par différents facteurs, notamment le surpoids, la sédentarité, les antécédents familiaux de diabète, certains antécédents de diabète gestationnel ou encore l’hypertension artérielle.
Lisez aussi: Diabète: symptômes, types, causes et traitement tuasaude.com/fr/diabeteEn France, le prédiabète est notamment défini par une glycémie veineuse à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/L. Des changements durables du mode de vie, notamment concernant l’alimentation, l’activité physique et le poids en cas de surpoids, peuvent permettre de réduire le risque d’évolution vers un diabète de type 2.
Symptômes du prédiabète
Le prédiabète est généralement asymptomatique, c’est-à-dire qu’il ne provoque pas de symptômes particuliers.
Il est donc souvent découvert à l’occasion d’une prise de sang réalisée dans le cadre d’un bilan de santé ou d’un dépistage chez une personne présentant des facteurs de risque.
L’apparition de symptômes comme une augmentation importante de la soif, des urines plus fréquentes ou abondantes ou un amaigrissement inexpliqué peut être évocatrice d’un diabète et nécessite un avis médical.
Quand parle-t-on de prédiabète?
En France, le prédiabète est défini par l’une des situations suivantes:
- Glycémie veineuse à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/L, soit environ 6,1 à 6,9 mmol/L, après un jeûne nocturne de 10 à 12 heures;
- Glycémie comprise entre 1,40 et 1,99 g/L, soit 7,8 à 11,0 mmol/L, deux heures après l’ingestion de 75 g de glucose lors d’une hyperglycémie provoquée par voie orale, ou HGPO.
Une glycémie à jeun inférieure à 1,10 g/L ne correspond pas à un prédiabète selon les critères actuellement retenus en France.
Le diabète est notamment diagnostiqué lorsque la glycémie veineuse à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/L, soit 7,0 mmol/L, et que cette valeur est retrouvée lors d’un deuxième dosage.
Une glycémie veineuse supérieure ou égale à 2 g/L à n’importe quel moment de la journée, associée à des symptômes caractéristiques du diabète, constitue également un critère diagnostique.
Comment confirmer le diagnostic
En France, le dépistage et le diagnostic reposent principalement sur la mesure de la glycémie veineuse à jeun, prescrite notamment par le médecin traitant.
Lorsque la glycémie à jeun est comprise entre 1,10 et 1,25 g/L, un prédiabète est identifié et une surveillance régulière est nécessaire.
Si la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/L, une deuxième glycémie veineuse à jeun est généralement réalisée pour confirmer le diagnostic de diabète.
Une hyperglycémie provoquée par voie orale peut également mettre en évidence une intolérance au glucose lorsque la glycémie, mesurée deux heures après l'ingestion de 75 g de glucose, est comprise entre 1,40 et 1,99 g/L.
L’HbA1c peut apporter des informations sur l’équilibre glycémique, mais une valeur comprise entre 5,7 et 6,4 % n’est pas utilisée comme critère diagnostique principal du prédiabète dans le parcours actuellement retenu en France.
Causes et facteurs de risque
Le prédiabète apparaît lorsque l’organisme contrôle moins efficacement la quantité de glucose présente dans le sang, notamment en raison d’une diminution de la sensibilité à l’insuline.
Les principaux facteurs associés à un risque accru de prédiabète et de diabète de type 2 sont:
- Surpoids ou l’obésité;
- Sédentarité et le manque d’activité physique;
- Antécédents familiaux de diabète;
- Hypertension artérielle;
- Certaines anomalies du taux de lipides dans le sang;
- Antécédents de diabète gestationnel.
Le risque de développer un diabète de type 2 augmente également avec l’âge et lorsque plusieurs facteurs de risque sont associés.
Que faire en cas de prédiabète
Lorsqu’un prédiabète est diagnostiqué, la prise en charge repose principalement sur la modification durable des facteurs de risque et sur une surveillance régulière de la glycémie.
1. Pratiquer une activité physique
Une activité physique régulière contribue à améliorer la sensibilité de l’organisme à l’insuline et participe au contrôle de la glycémie. Découvrez les bienfaits du sport pour la santé.
Chez l’adulte, il est généralement recommandé de pratiquer entre 150 et 300 minutes d’activité physique aérobie d’intensité modérée par semaine, ou l’équivalent en activité plus intense, en tenant compte de l’état de santé et des capacités physiques.
Il est également important de réduire le temps passé en position assise et d’intégrer davantage de mouvement dans la vie quotidienne.
2. Adapter son alimentation
Une alimentation équilibrée est essentielle en cas de prédiabète.
Il est notamment recommandé de privilégier les légumes, les légumineuses, les céréales complètes et les autres aliments naturellement riches en fibres, tout en limitant les aliments très sucrés et les produits fortement transformés.
En cas de surpoids, une réduction du poids peut également contribuer à améliorer la glycémie et à diminuer le risque d’évolution vers un diabète de type 2.
Lorsque cela est nécessaire, l’alimentation peut être adaptée individuellement avec un médecin ou un diététicien-nutritionniste.
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Le suivi médical permet de surveiller l’évolution de la glycémie et des autres facteurs de risque cardiovasculaire.
En France, lorsqu’un prédiabète est identifié avec une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/L, la Haute Autorité de santé recommande notamment un dépistage annuel du diabète de type 2.
Le médecin traitant assure généralement cette surveillance et peut demander un avis spécialisé en diabétologie ou en endocrinologie lorsque la situation le nécessite.
Le prédiabète est-il réversible?
Oui, une glycémie située dans la zone du prédiabète peut revenir à des valeurs normales, notamment après des modifications durables du mode de vie.
L’évolution n’est cependant pas identique pour toutes les personnes. Le prédiabète peut rester stable, revenir à une glycémie normale ou évoluer vers un diabète de type 2.
Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, une réduction du poids en cas de surpoids et un suivi médical régulier permettent de diminuer le risque de progression vers le diabète.
Même lorsque la glycémie redevient normale, il est important de maintenir ces habitudes afin de limiter le risque d’une nouvelle augmentation de la glycémie.
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