La douleur aux ovaires peut survenir au moment de l’ovulation, en cas d’endométriose, de kyste ovarien ou être liée à une maladie inflammatoire pelvienne. Elle peut toucher l’ovaire droit comme l’ovaire gauche.
Selon la cause, la douleur aux ovaires peut s’accompagner d’autres symptômes, comme des saignements abondants et/ou en dehors des règles, une sensibilité des seins, une douleur intense, une douleur pendant les rapports sexuels ou des difficultés à tomber enceinte.
Lorsque la douleur aux ovaires est très intense, fréquente ou associée à d’autres symptômes, une consultation chez le gynécologue est recommandée afin de réaliser un examen clinique et des examens complémentaires pour identifier la cause et mettre en place le traitement le plus adapté.
Les principales causes de douleurs ovariennes sont les suivantes:
1. Ovulation
Certaines femmes ressentent une douleur au moment de l’ovulation, qui survient généralement vers le 14ème jour du cycle menstruel, lorsque l’ovule est libéré par l’ovaire vers la trompe de Fallope.
Cette douleur aux ovaires peut être légère à intense et durer quelques minutes ou plusieurs heures. Elle peut parfois s’accompagner d’un léger saignement et, dans certains cas, de nausées.
Lisez aussi: 13 symptômes de l'ovulation (et comment calculer) tuasaude.com/fr/ovulation-symptomesSi cette douleur est très intense ou persiste plusieurs jours, elle peut être liée à une endométriose, une grossesse extra-utérine ou un kyste ovarien.
Que faire: la douleur liée à l’ovulation ne nécessite généralement pas de traitement. En cas de gêne importante, des antalgiques comme le paracétamol ou des anti-inflammatoires comme l’ibuprofène peuvent être utilisés. Un médecin peut également proposer une contraception hormonale si nécessaire.
2. Kyste ovarien
Le kyste ovarien est une poche remplie de liquide qui se forme dans ou autour de l’ovaire. Il peut provoquer une douleur aux ovaires pendant l’ovulation ou lors des rapports sexuels, ainsi qu’un retard de règles.
Il peut également entraîner une sensibilité mammaire, des saignements vaginaux, une prise de poids ou des difficultés à concevoir.
Que faire: dans la plupart des cas, le kyste diminue spontanément sans traitement. Si ce n’est pas le cas, une pilule contraceptive peut être prescrite ou une intervention chirurgicale peut être envisagée pour retirer le kyste.
En cas de kyste volumineux, suspect de malignité ou de torsion ovarienne, l’ablation de l’ovaire peut être nécessaire.
3. Torsion de l'ovaire
Les ovaires sont maintenus à la paroi abdominale par un ligament fin contenant des vaisseaux sanguins et des nerfs. Parfois, ce ligament peut se tordre, provoquant une douleur intense et continue qui ne s’améliore pas.
La torsion ovarienne est plus fréquente en présence d’un kyste, car l’ovaire devient plus volumineux et plus lourd.
Que faire: la torsion ovarienne constitue une urgence médicale. En cas de douleur brutale et intense, il est nécessaire de se rendre immédiatement aux urgences.
4. Endométriose
L’endométriose correspond à la présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus, pouvant toucher les ovaires, la vessie, l’appendice ou les intestins.
Elle peut provoquer une douleur aux ovaires, des douleurs pelviennes irradiant vers le bas du dos, des douleurs après les rapports, des douleurs à la miction ou à la défécation, des règles abondantes, des difficultés à concevoir, de la diarrhée ou de la constipation, de la fatigue, des nausées et des vomissements.
Que faire: le traitement est prescrit par le gynécologue et peut inclure une contraception hormonale, un dispositif intra-utérin hormonal ou des traitements anti-hormonaux comme la goséréline ou le danazol.
Une intervention chirurgicale peut être proposée pour retirer les lésions d’endométriose et améliorer les symptômes.
5. Maladie inflammatoire pelvienne
La maladie inflammatoire pelvienne est une infection qui débute au niveau du vagin et peut s’étendre à l’utérus, aux trompes et aux ovaires, provoquant une douleur aux ovaires, des pertes vaginales jaunâtres ou verdâtres malodorantes, des douleurs pendant les rapports ou de la fièvre.
Elle est le plus souvent liée à une infection sexuellement transmissible non traitée, comme la gonorrhée ou la chlamydia.
Que faire: le traitement repose sur des antibiotiques prescrits par le gynécologue, comme l’azithromycine, la lévofloxacine ou la clindamycine, sous forme de comprimés ou d’injections. Le partenaire doit également être traité et les rapports évités pendant la durée du traitement.
Lisez aussi: Maladie inflammatoire pelvienne (MIP): symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/maladie-inflammatoire-pelvienne6. Grossesse extra-utérine
La grossesse extra-utérine survient lorsque l’embryon se développe en dehors de l’utérus, le plus souvent dans une trompe de Fallope, mais aussi parfois dans l’ovaire, le col de l’utérus ou la cavité abdominale.
Elle peut provoquer une douleur aux ovaires ou une douleur abdominale intense d’un seul côté, aggravée par les mouvements, associée à des saignements vaginaux, des vertiges, des nausées, des vomissements ou un malaise. Découvrez tous les symptômes de la grossesse extra-utérine.
Que faire: il est indispensable de se rendre immédiatement aux urgences pour confirmer le diagnostic et débuter le traitement, généralement chirurgical.
7. Cancer de l'ovaire
Le cancer de l’ovaire est une tumeur maligne pouvant toucher un ou les deux ovaires. Aux stades précoces, il ne provoque souvent aucun symptôme.
Avec l’évolution, il peut entraîner une douleur aux ovaires, des douleurs pelviennes, des saignements en dehors des règles, un abdomen gonflé, une sensation de satiété rapide, de la constipation ou de la diarrhée, ainsi qu’une fatigue persistante.
Que faire: un bilan gynécologique est nécessaire pour poser le diagnostic. Le traitement peut inclure une chirurgie, une chimiothérapie ou une radiothérapie.
8. Syndrome de l’ovaire résiduel
La douleur de l’ovaire résiduel est une complication rare pouvant survenir après une ovariectomie ou une salpingo-ovariectomie, lorsqu’un fragment de tissu ovarien reste en place après l’intervention.
Cette situation peut être liée à des adhérences, à un saignement important pendant l’opération ou à la technique chirurgicale utilisée.
Que faire: le traitement est décidé par le gynécologue et peut consister en une nouvelle intervention chirurgicale pour retirer le tissu restant ou en un traitement hormonal substitutif si la chirurgie n’est pas indiquée.