Kyste ovarien: symptômes, causes, types (et traitement)

Résumé du contenu
  • Le kyste ovarien est une poche remplie de liquide, souvent bénigne, qui peut provoquer des douleurs pelviennes, des règles irrégulières ou un ventre gonflé.
  • Le diagnostic repose principalement sur un examen gynécologique et une échographie pelvienne ou endovaginale.
  • La plupart des kystes ovariens disparaissent spontanément, mais une surveillance ou une chirurgie peut être nécessaire selon leur taille, leur type et les symptômes.
  • Une consultation urgente est recommandée en cas de douleur intense, de fièvre, de vomissements, de malaise ou de saignements.

Un kyste ovarien est une poche remplie de liquide qui se forme à l’intérieur ou autour d’un ovaire. Il peut provoquer des symptômes tels qu’une douleur dans la région pelvienne, des règles irrégulières ou des saignements en dehors des règles.

Dans la plupart des cas, la présence d’un kyste ovarien n’est pas grave. En effet, il s’agit d’une situation fréquente chez les femmes âgées de 15 à 35 ans, qui peut survenir plusieurs fois au cours de la vie, notamment sous la forme d’un kyste folliculaire ou d’un kyste du corps jaune.

Généralement, le kyste ovarien est bénin et disparaît spontanément après quelques mois, sans nécessiter de traitement. Un suivi régulier par un gynécologue reste toutefois important afin de vérifier que le kyste diminue. Lorsqu’il est volumineux ou qu’il se rompt, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

gynécologue montrant l'anatomie de l'ovaire en présence d'un kyste ovarien

Principaux symptômes

Les principaux symptômes d’un kyste ovarien sont:

  • Douleur abdominale avant ou pendant les règles;
  • Sensation de ventre gonflé ou douloureux;
  • Gonflement abdominal;
  • Règles irrégulières;
  • Difficulté à uriner;
  • Douleur ou gêne pendant les rapports sexuels et/ou pendant les règles.

Ces symptômes apparaissent généralement lorsque le kyste est volumineux. Il est alors essentiel de consulter un gynécologue afin de confirmer le diagnostic et de commencer un traitement adapté.

Une consultation médicale immédiate ou un passage au service d’urgences le plus proche est nécessaire en cas de fièvre, de vomissements, d’évanouissement, de saignements ou d’accélération de la respiration.

Ces symptômes peuvent indiquer que le kyste s’est rompu, qu’il s’est tordu ou qu’il bloque la circulation sanguine vers l’ovaire.

Comment confirmer le diagnostic

Le diagnostic d’un kyste ovarien est établi par le gynécologue à partir de l’évaluation des symptômes et d’un examen pelvien.

En cas de suspicion de kyste ovarien, certains examens peuvent être prescrits, notamment une échographie pelvienne ou endovaginale, un scanner ou une IRM.

Le médecin peut également prescrire un dosage de la bêta-hCG afin d’écarter une grossesse, ainsi que des analyses sanguines, comme une numération formule sanguine, un dosage des hormones, notamment des œstrogènes et de la progestérone, et une mesure du taux de CA 125 afin d’écarter un cancer de l’ovaire.

De plus, le médecin peut également solliciter une laparoscopie. Cet examen permet d’observer les ovaires et l’ensemble des structures de la région abdominale et pelvienne.

Si nécessaire, il peut également permettre de retirer le kyste ou l’ovaire, ou de réaliser une biopsie.

Principales causes

Dans la plupart des cas, les kystes ovariens sont liés à des modifications hormonales.

En effet, certains facteurs peuvent augmenter le risque de leur apparition, notamment:

Certaines femmes peuvent également présenter, dès la naissance, un excès de tissu ovarien ayant entraîné la formation d’un kyste.

Principaux types

Les types de kystes ovariens varient selon leur origine. Les principaux sont:

1. Kyste folliculaire

Le kyste folliculaire est une petite poche remplie de liquide située à la surface ou à l’intérieur de l’ovaire. Il peut apparaître lorsque le follicule ne se rompt pas pendant l’ovulation pour libérer l’ovule.

Il s’agit du type de kyste ovarien le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer.

Ce kyste est bénin. Sa taille peut varier de 2,5 à 10 cm et il disparaît généralement spontanément en 4 à 8 semaines, sans nécessiter de traitement.

Toutefois, lorsqu’il est très volumineux, il peut se rompre et nécessiter une intervention chirurgicale.

2. Kyste du corps jaune 

Le kyste du corps jaune peut apparaître après la libération de l’ovule. Sa taille varie généralement entre 3 et 4 cm.

Le corps jaune est une structure qui favorise la fécondation et l’implantation de l’embryon dans l’utérus.

En l’absence de fécondation, il se résorbe normalement. Lorsqu’il ne disparaît pas, un kyste peut se former.

Le kyste du corps jaune est bénin et ne nécessite généralement pas de traitement. Il peut toutefois se rompre pendant un rapport sexuel et provoquer une douleur intense, une baisse de la tension artérielle et une accélération du rythme cardiaque.

Une intervention par laparoscopie peut alors être nécessaire pour le retirer.

3. Kyste thécalutéinique

Le kyste thécalutéinique est un type plus rare de kyste bénin. Il apparaît généralement en raison d’une stimulation excessive des ovaires liée à un taux élevé de bêta-hCG.

Ce type de kyste est plus fréquent lors d’une grossesse gémellaire et disparaît généralement spontanément après l’accouchement.

Il peut également être associé à une grossesse môlaire, aussi appelée maladie trophoblastique gestationnelle, ou à une hyperstimulation ovarienne.

4. Kyste hémorragique

Le kyste hémorragique se forme lorsqu’un saignement survient dans la paroi du kyste et s’accumule à l’intérieur. Il peut s’agir notamment d’un kyste folliculaire, d’un kyste du corps jaune ou d’un endométriome.

Ce type de kyste disparaît généralement spontanément. Toutefois, lorsqu’il mesure plus de 5 cm ou qu’il se rompt, un traitement chirurgical peut être nécessaire.

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5. Kyste dermoïde 

Le kyste dermoïde, également appelé tératome kystique mature, peut être diagnostiqué chez l’enfant. Il peut contenir différents tissus, comme des cheveux, des dents ou des fragments osseux.

Ce type de kyste est généralement bénin, mais un traitement est nécessaire en raison d’un risque de transformation maligne estimé à environ 1 à 2 % des cas.

6. Fibrome ovarien 

Le fibrome ovarien est une tumeur bénigne rare. Il fait néanmoins partie des tumeurs ovariennes bénignes les plus fréquentes après la ménopause.

Sa taille peut être très variable, allant de petites lésions à des masses très volumineuses. Il doit généralement être retiré chirurgicalement.

7. Endométriome ovarien 

L’endométriome ovarien, aussi appelé kyste chocolat, peut apparaître en cas d’endométriose ovarienne. Il se présente sous la forme d’une poche remplie de sang.

Son traitement peut reposer sur des médicaments ou une intervention chirurgicale. Ce type de kyste est plus fréquent pendant les années de fertilité, avant la ménopause.

8. Cystadénome

Le cystadénome est une tumeur ovarienne bénigne qui se développe à la surface de l’ovaire. Il est généralement rempli d’un liquide aqueux ou séreux.

Une ablation par laparoscopie est habituellement recommandée.

Un kyste ovarien est-il dangereux?

Un kyste ovarien n’est pas toujours dangereux et il ne s’agit généralement pas d’un cancer.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’une lésion bénigne qui disparaît spontanément ou qui peut être retirée chirurgicalement lorsqu’elle est très volumineuse, qu’elle risque de se rompre ou qu’elle provoque des douleurs et une gêne.

Le cancer de l’ovaire est plus fréquent chez les femmes de plus de 50 ans et reste rare avant 30 ans.

Certaines caractéristiques d’un kyste peuvent toutefois faire suspecter une tumeur maligne, notamment une taille importante, une paroi ou des cloisons épaisses, ou la présence d’une composante solide. Ces caractéristiques sont plus fréquemment observées après 50 ans.

En cas de suspicion de cancer de l’ovaire, le médecin peut prescrire un dosage sanguin du CA 125. Un taux élevé peut orienter vers une lésion cancéreuse, mais il ne permet pas à lui seul de confirmer le diagnostic.

En effet, le CA 125 peut également être élevé en cas d’endométriome ovarien sans qu’il s’agisse d’un cancer.

Possibilités de traitement

Le traitement d’un kyste ovarien n’est pas toujours nécessaire et dépend de son type, de sa taille et des symptômes présents.

Dans la majorité des cas, le gynécologue recommande simplement une surveillance régulière afin de vérifier que le kyste diminue progressivement.

Dans certaines situations, le médecin peut prescrire une contraception hormonale pour réguler les cycles et limiter l’apparition de nouveaux kystes fonctionnels.

Toutefois, ce traitement ne fait pas toujours disparaître un kyste déjà présent.

Lorsqu’un kyste est très volumineux, provoque des symptômes importants ou présente des caractéristiques suspectes, une intervention chirurgicale peut être indiquée.

La chirurgie peut consister à retirer uniquement le kyste ou, dans certains cas, l’ovaire, notamment en présence de signes évoquant un cancer ou une torsion de l’ovaire.

Pour soulager l’inconfort, l’application d’une bouillotte tiède sur la région douloureuse peut être utile.

Peut-on tomber enceinte avec un kyste ovarien?

Un kyste ovarien ne provoque pas systématiquement une infertilité.

Cependant, certaines femmes peuvent avoir plus de difficultés à tomber enceintes lorsque le kyste est associé à des troubles hormonaux, à une endométriose ou à un syndrome des ovaires polykystiques.

Avec un traitement adapté, le kyste peut diminuer ou disparaître, ce qui favorise le retour à un fonctionnement hormonal plus régulier et peut faciliter la fécondation.

Lorsqu’une femme enceinte présente un kyste ovarien, un suivi régulier par un obstétricien est nécessaire, car le risque de certaines complications peut être plus élevé, notamment en cas de torsion ou de rupture du kyste.