5 remèdes pour soulager la rhinite allergique

Certains médicaments de la rhinite allergique, notamment les antihistaminiques ou les corticoïdes, permettent de soulager les symptômes tels que le nez bouché ou qui coule, les démangeaisons du nez et/ou des yeux ainsi que les éternuements fréquents. Ils peuvent être utilisés sous forme de sprays, de gouttes, de sirops ou de comprimés.

Ces médicaments doivent être utilisés selon les recommandations du médecin généraliste ou de l’allergologue, en fonction de l’âge, des causes de la rhinite et de la gravité des symptômes. Découvrez les principales causes de rhinite allergique.

En complément, certaines mesures naturelles, comme les lavages de nez ou l’humidification de l’air, peuvent aider à améliorer le confort respiratoire, sans remplacer le traitement médical.

femme qui souffre de rhinite allergique et qui utilise un spray nasal

Principaux médicaments

Les médicaments suivants peuvent être prescrits afin de soulager les symptômes et de combattre la rhinite allergique: 

1. Solutions salines

Les solutions salines sous forme de gouttes ou de spray contiennent du chlorure de sodium à 0,9 %, un type de sel, et de l’eau stérile, qui aident à l’hygiène nasale en éliminant les substances irritantes et les allergènes.

De plus, elles contribuent également à fluidifier les sécrétions nasales, soulageant ainsi la sensation de nez bouché ou qui coule.  

Les solutions salines peuvent être achetées en pharmacie sans ordonnance.  

Une autre façon d’utiliser les solutions salines pour déboucher le nez et soulager les symptômes de la rhinite allergique est de réaliser un lavage nasal avec du sérum physiologique.

Grâce à la force de la gravité, le sérum entre par une narine et ressort par l’autre, sans douleur ni inconfort, tout en éliminant les sécrétions.

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2. Antihistaminiques

Les antihistaminiques sont des médicaments anti-allergiques, qui aident à soulager les symptômes tels que les démangeaisons du nez ou des yeux, le nez qui coule ou les éternuements constants.

En effet, ils sont capables de bloquer l'action de l'histamine, une substance produite par le corps en réponse au contact avec l'allergène.

Les antihistaminiques qui peuvent être utilisés par voie orale et prescrits par le médecin sont: 

Les antihistaminiques de seconde génération, comme la cétirizine, la loratadine, la desloratadine, la fexofénadine ou la bilastine, sont généralement privilégiés car ils provoquent moins de somnolence.

Les antihistaminiques plus anciens, comme l’hydroxyzine ou la prométhazine, peuvent entraîner des effets sédatifs importants et sont donc moins utilisés en première intention.

Outre les antihistaminiques oraux, le médecin peut également indiquer l'utilisation de spray nasal et d'antihistaminiques tels que l'azélastine. Ceux-ci sont appliqués dans la muqueuse nasale, 2 à 3 fois par jour afin de soulager plus rapidement les symptômes de la rhinite allergique.

Les antihistaminiques doivent uniquement être utilisés sur orientation médicale et sont contre-indiqués chez les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que chez les enfants, à moins qu'ils soient recommandés par un médecin.

3. Décongestionnants

Les décongestionnants oraux tels que la pseudo-éphédrine, provoquent une vasoconstriction, qui diminue le flux sanguin dans la muqueuse nasale. La vasoconstriction réduit l’entrée de fluides dans le nez, la gorge et les sinus, diminuant ainsi l’inflammation des membranes nasales et la production de mucus.  

Les décongestionnants en spray ou en gouttes, tels que l’oxymétazoline sont utilisés localement dans le nez et provoquent également une vasoconstriction, produisant un effet décongestionnant rapide.  

Cependant, l’utilisation des décongestionnants, en particulier sous forme de spray nasal, doit être limitée à quelques jours (généralement 3 à 5 jours maximum), car un usage prolongé peut entraîner une congestion nasale de rebond et aggraver les symptômes.

Les décongestionnants oraux contenant de la pseudoéphédrine doivent être utilisés avec prudence en raison de leurs effets potentiels sur le système cardiovasculaire et neurologique, et uniquement sur avis médical.

4. Corticoïdes

Les corticoïdes sous forme de spray nasal, tels que la béclométasone, la fluticasone, la mométasone ou la budésonide, réduisent l’inflammation et le gonflement de la muqueuse nasale, soulageant ainsi les symptômes de la rhinite, notamment lorsqu’ils sont utilisés de façon régulière.

Les corticoïdes nasaux sont considérés comme le traitement de référence de la rhinite allergique persistante, en raison de leur efficacité sur l’ensemble des symptômes et de leur bon profil de tolérance lorsqu’ils sont utilisés correctement.

Ces corticoïdes doivent être utilisés uniquement sous la supervision et sur recommandation d’un médecin, avec des doses précises et pendant la durée indiquée, de manière individualisée.

5. Antileucotriènes

Les antileucotriènes tels que le montélukast, sont capables de réduire l’inflammation de la muqueuse nasale, soulageant ainsi les symptômes de la rhinite allergique tels que la congestion nasale, les éternuements, les démangeaisons et le nez bouché ou qui coule.  

Le montélukast peut être associé à des effets indésirables neuropsychiatriques, tels que des troubles du sommeil, de l’anxiété ou des changements d’humeur. Son utilisation doit donc être évaluée avec prudence par le médecin.

Les antileucotriènes ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse ou l’allaitement, sauf indication médicale.

Médicaments de la rhinite allergique chez l'enfant 

Les médicaments de la rhinite allergique chez l'enfant sont indiqués par le pédiatre selon l'âge des enfants et la gravité des symptômes.

Les doses des médicaments de la rhinite allergique chez l'enfant doivent être indiquées par le médecin, bien comme le temps de traitement.

Les décongestionnants nasaux sont généralement déconseillés chez les jeunes enfants, en particulier avant l’âge de 6 ans, en raison du risque d’effets indésirables. Les lavages de nez avec du sérum physiologique restent la première mesure recommandée.

Options de traitements naturels

Certaines solutions naturelles peuvent être utilisées en complément du traitement médical afin d’aider à soulager les symptômes de la rhinite allergique. Cependant, leur efficacité est variable et elles ne doivent pas remplacer les traitements prescrits par le médecin.

Les inhalations à base d’huile essentielle d’eucalyptus peuvent aider à dégager les voies respiratoires grâce à leurs propriétés décongestionnantes.

Toutefois, leur utilisation doit être faite avec prudence, car elles peuvent être irritantes pour les voies respiratoires et sont déconseillées chez les enfants, les femmes enceintes et les personnes asthmatiques.

La consommation de certaines infusions, comme le thé au gingembre, peut contribuer à apaiser les voies respiratoires grâce à ses propriétés anti-inflammatoires.

Cependant, ces solutions naturelles ont un effet limité et doivent être considérées comme un complément, et non comme un traitement.

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Par ailleurs, d'autres mesures naturelles telles que nettoyer fréquemment l'environnement, effectuer des lavages de nez et éviter le contact avec les substances allergènes, peuvent également soulager les symptômes de la rhinite allergique et prévenir le développement de nouvelles crises.

Si ces mesures ne suffisent pas à améliorer les symptômes, il est recommandé de consulter un médecin afin de cibler un traitement adapté à la situation.