7 examens pour dépister le cancer du sein

Certains examens permettant de dépister ou de diagnostiquer le cancer du sein sont la mammographie, l’examen clinique, l’échographie mammaire, l’IRM et la biopsie. Ces examens peuvent être prescrits par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme en fonction de l’âge, des symptômes et du niveau de risque de la personne.

En France, le dépistage organisé du cancer du sein est recommandé tous les 2 ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans qui ne présentent aucun symptôme ni facteur de risque particulier. Les femmes présentant un risque élevé ou très élevé bénéficient d’une surveillance spécifique adaptée à leur situation.

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Il est essentiel de consulter un médecin, un gynécologue ou une sage-femme dès qu’une anomalie au niveau du sein ou du mamelon est observée, comme un changement de couleur, la présence d’un nodule, un creux ou un écoulement mammaire. 

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1. Mammographie

La mammographie est l’examen le plus couramment utilisé pour détecter le cancer du sein à un stade précoce.

Cet examen permet d’observer d’éventuelles lésions dans les tissus mammaires avant même l’apparition de symptômes, comme une grosseur ou un écoulement par le mamelon.

En France, dans le cadre du programme national de dépistage organisé, la mammographie est recommandée tous les 2 ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans qui ne présentent aucun symptôme ni facteur de risque particulier. 

Avant 50 ans, le dépistage systématique n’est pas recommandé en l’absence de facteur de risque particulier. Après 74 ans, la poursuite du dépistage doit être discutée avec un médecin, un gynécologue ou une sage-femme.

Dans le cadre du dépistage organisé, les mammographies considérées comme normales sont systématiquement examinées par un second radiologue expert. 

Si la mammographie révèle une anomalie, le médecin peut demander des examens complémentaires tels que des clichés supplémentaires, une échographie, une IRM ou une biopsie afin de préciser ou de confirmer le diagnostic.

2. Examen clinique

L’examen clinique consiste à observer et à palper les seins et les aisselles afin de détecter des nodules ou d’autres anomalies mammaires. Il peut être réalisé par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme.

Cependant, cet examen reste limité, car il ne permet pas de distinguer une lésion bénigne d’une tumeur maligne et ne permet pas toujours de détecter les anomalies de petite taille.

Après la palpation, le professionnel de santé peut prescrire des examens complémentaires, comme une mammographie ou une échographie, afin d’évaluer plus précisément la nature des anomalies détectées.

L’examen clinique est souvent le premier examen réalisé lorsqu’une femme présente des symptômes ou remarque une anomalie lors d’une autopalpation.

En France, l’Assurance Maladie recommande également de faire examiner ses seins au moins une fois par an par un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.

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3. Prise de sang

La prise de sang n’est pas recommandée pour dépister ou confirmer à elle seule un cancer du sein.

Certains marqueurs tumoraux, comme le CA 15-3 ou l’ACE, peuvent être dosés dans certaines situations chez les personnes ayant déjà reçu un diagnostic de cancer. Ils peuvent notamment contribuer au suivi de l’évolution de la maladie ou de la réponse au traitement.

Cependant, ces marqueurs peuvent être normaux malgré la présence d’un cancer ou augmenter en raison d’autres maladies. Ils ne remplacent donc ni la mammographie, ni l’imagerie, ni la biopsie.

Une analyse génétique réalisée à partir d’un échantillon de sang peut également rechercher certaines mutations, notamment dans les gènes BRCA1 et BRCA2, qui augmentent le risque de développer un cancer du sein.

Ce test ne dépiste pas directement le cancer. Il peut être proposé après une consultation d’oncogénétique lorsque les antécédents personnels ou familiaux évoquent une prédisposition héréditaire.

La présence d’un seul cas de cancer du sein dans la famille ne signifie pas nécessairement qu’une mutation génétique est présente.

4. Échographie mammaire

L’échographie mammaire est souvent prescrite après une mammographie lorsqu’une anomalie est observée ou lorsque les images doivent être précisées.

Cet examen est notamment indiqué lorsque la densité des seins ne permet pas d’interpréter correctement la mammographie. Il peut également être utilisé pour déterminer si une anomalie est solide ou remplie de liquide.

Dans ces situations, l’échographie constitue un complément à la mammographie, mais elle ne la remplace pas dans le cadre du dépistage organisé.

Une densité mammaire importante après la ménopause ne justifie pas, à elle seule, la mise en place d’une surveillance radiologique spécifique avant l’entrée dans le programme de dépistage organisé à partir de 50 ans.

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5. IRM mammaire

L’imagerie par résonance magnétique, ou IRM mammaire, est principalement utilisée lorsqu’il existe un risque très élevé de cancer du sein ou lorsque les résultats de la mammographie et de l’échographie nécessitent une exploration complémentaire.

Elle peut notamment faire partie de la surveillance des femmes porteuses de certaines mutations génétiques, comme BRCA1 ou BRCA2. Dans ces situations, les modalités et la fréquence des examens sont déterminées par une équipe médicale spécialisée.

L’IRM peut également aider le médecin à évaluer la taille d’une tumeur déjà diagnostiquée et à identifier d’éventuelles autres zones atteintes.

Elle n’est toutefois pas recommandée comme examen de dépistage systématique chez les femmes présentant un risque moyen.

Pendant l’examen, la patiente est allongée sur le ventre, la poitrine placée dans un support spécialement conçu pour éviter toute compression et permettre une visualisation optimale des tissus mammaires.

Il est important de rester immobile et détendue pendant l’examen afin de ne pas altérer la qualité des images.

6. Biopsie mammaire

La biopsie est généralement l’examen utilisé pour confirmer ou exclure la présence d’un cancer lorsqu’une anomalie suspecte est détectée.

Elle consiste à prélever un ou plusieurs petits échantillons de tissu directement dans la zone suspecte afin d’analyser les cellules au microscope et de déterminer si elles sont cancéreuses.

La biopsie est généralement réalisée sous anesthésie locale par un radiologue, sous guidage échographique, mammographique ou IRM. Une aiguille est introduite dans le sein afin de prélever plusieurs fragments de tissu.

Cet examen est essentiel pour confirmer le diagnostic et orienter la stratégie de traitement. La biopsie n’est donc pas un examen de dépistage, mais un examen diagnostique réalisé lorsqu’une anomalie a déjà été identifiée. En savoir davantage sur la biopsie mammaire et son déroulement.

7. Analyse immunohistochimique

L’analyse immunohistochimique est réalisée sur les tissus prélevés lors de la biopsie lorsque des cellules cancéreuses sont identifiées. Elle permet d’étudier certaines protéines présentes dans les cellules tumorales.

Cette évaluation aide à déterminer les caractéristiques du cancer et à adapter le traitement, notamment en recherchant les récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone ainsi que la protéine HER2.

L’analyse immunohistochimique n’est donc pas un examen permettant de dépister ou de confirmer seule le cancer du sein.

Elle intervient après le diagnostic afin de mieux caractériser la tumeur et de choisir le traitement le plus adapté.

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