La candidose intestinale survient lorsque le système immunitaire est affaibli, ce qui favorise la prolifération excessive du champignon Candida albicans dans l’intestin.
Les symptômes les plus fréquents de la candidose intestinale incluent des douleurs abdominales, des ballonnements, des gaz et des modifications du transit intestinal, et peuvent être associés à des maladies inflammatoires de l’intestin, à l’utilisation prolongée d’antibiotiques ou à une alimentation déséquilibrée, par exemple.
Le traitement de la candidose intestinale est indiqué par un gastro-entérologue afin de rétablir l’équilibre de la flore intestinale, principalement par l’alimentation, avec une augmentation de l’apport en fibres et en probiotiques, et, dans certains cas, par l’utilisation de médicaments antifongiques.
Principaux symptômes
Les symptômes de la candidose intestinale sont généralement liés à la pathologie ayant provoqué le déséquilibre de la flore intestinale et peuvent inclure:
- Ballonnements abdominaux;
- Excès de gaz;
- Inconfort ou douleurs abdominales;
- Alternance entre diarrhée et constipation;
- Nausées légères.
Bien que la présence de petits résidus blanchâtres dans les selles puisse susciter une suspicion de prolifération fongique, la candidose intestinale ne présente généralement pas de signes visuels évidents dans les selles.
Dans de rares cas, lorsque la barrière intestinale est altérée, le champignon peut traverser la paroi intestinale et passer dans la circulation sanguine, provoquant des symptômes tels que fièvre, fatigue et éruptions cutanées, caractérisant une infection systémique.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic de la candidose intestinale est posé par le gastro-entérologue ou, dans les cas plus complexes, par un infectiologue, sur la base de l’évaluation des symptômes et des antécédents médicaux.
Pour confirmer le diagnostic, le médecin peut demander la réalisation d'examens complémentaires tels qu’une coproculture ou des tests moléculaires permettant de détecter la présence de Candida albicans.
En cas de suspicion d’infection sanguine, un examen d’hémoculture peut également être prescrit afin d’identifier la présence du champignon dans le sang.
Principales causes
La candidose intestinale apparaît lorsqu’un déséquilibre de la flore intestinale est présent, généralement lié à un affaiblissement du système immunitaire, pouvant être causé par:
- Maladie de Crohn;
- Syndrome de l’intestin irritable;
- Maladies auto-immunes, comme le lupus ou la maladie cœliaque;
- Maladies chroniques, comme le cancer ou le sida;
- Alimentation déséquilibrée;
- Stress physique et émotionnel;
- Utilisation prolongée d’antibiotiques ou de médicaments immunosuppresseurs.
Dans des conditions normales, le champignon Candida albicans est présent dans l’intestin sans provoquer de troubles, mais lorsque cet équilibre est perturbé, il peut se multiplier de manière excessive.
La dysbiose provoque-t-elle une candidose intestinale?
La dysbiose, qui correspond à un déséquilibre de la flore intestinale, peut favoriser la prolifération excessive du champignon Candida albicans dans l’intestin et contribuer au développement d’une candidose intestinale.
Lisez aussi: Dysbiose intestinale: c'est quoi, symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/dysbiose-intestinalePossibilités de traitement
Le traitement de la candidose intestinale vise principalement à restaurer l’équilibre de la flore intestinale et à contrôler la croissance excessive du champignon, et peut inclure:
1. Modification de l’alimentation
Une adaptation de l’alimentation est recommandée, avec une réduction de la consommation de sucres raffinés et d’aliments ultra-transformés, qui favorisent la prolifération du champignon.
Il est également conseillé d’augmenter la consommation de fruits, de légumes et de céréales complètes, qui contribuent à la santé intestinale, ainsi que d’aliments probiotiques, comme le yaourt nature et le kéfir, qui aident à rétablir l’équilibre du microbiote.
L’alimentation en cas de candidose intestinale doit être encadrée par un nutritionniste, qui évaluera chaque situation individuellement afin de proposer le régime le plus adapté.
2. Médicaments
Dans certains cas, le médecin peut prescrire des médicaments antifongiques, comme le fluconazole ou la nystatine, en particulier lorsque les symptômes persistent.
Il est également essentiel de corriger les facteurs pouvant altérer l’immunité, tels que les maladies chroniques ou l’utilisation prolongée d’antibiotiques.