La bradypnée est le terme médical utilisé pour décrire une respiration plus lente que la normale, c’est-à-dire lorsque la fréquence respiratoire est inférieure à 12 respirations par minute. Chez l’adulte, la fréquence respiratoire normale se situe entre 12 et 20 respirations par minute, selon l’âge et la condition physique.
La bradypnée peut être causée par des troubles neurologiques, des maladies respiratoires, l’hypothyroïdie ou encore la prise de certains médicaments ou de drogues illicites. Elle peut s’accompagner de symptômes tels que la fatigue, la faiblesse, les vertiges ou la confusion mentale.
En présence de symptômes évocateurs de bradypnée, il est important de consulter un médecin généraliste afin de réaliser une évaluation complète, identifier la cause et mettre en place le traitement le plus adapté, pouvant inclure des médicaments, de la kinésithérapie respiratoire, de l’oxygénothérapie ou un lavage gastrique.
Principaux symptômes
La bradypnée est caractérisée par les symptômes suivants:
- Respiration lente;
- Fatigue;
- Faiblesse;
- Confusion mentale;
- Vertiges.
La personne peut également présenter des difficultés à respirer, des douleurs thoraciques ou des vertiges, avec une sensation de perte d’équilibre, parfois accompagnée de nausées, de vomissements ou de bourdonnements d’oreille. En savoir plus sur les vertiges.
Différence entre bradypnée et tachypnée
La tachypnée est le terme médical utilisé lorsque la fréquence respiratoire dépasse 20 respirations par minute. Elle peut être causée par des infections respiratoires, la BPCO, l’asthme ou l’anxiété, et peut s’accompagner de symptômes comme une sensation de manque d’air ou une coloration bleutée des lèvres et des doigts.
La bradypnée, à l’inverse, correspond à une fréquence respiratoire inférieure à 12 respirations par minute. Elle peut être liée à des troubles neurologiques, à l’hypothyroïdie ou à la prise de médicaments opioïdes ou de drogues. Les symptômes associés incluent la fatigue, la faiblesse, les vertiges et la confusion mentale.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic de la bradypnée est réalisé par un médecin généraliste, un cardiologue, un neurologue ou un endocrinologue, à partir de l’examen clinique et des antécédents médicaux.
Pour confirmer le diagnostic, des examens complémentaires peuvent être demandés, comme une gazométrie, une radiographie thoracique, un électrocardiogramme ou une spirométrie, qui permet d’évaluer les volumes d’air inspirés et expirés. Découvrez à quoi sert la spirométrie.
Valeurs de la bradypnée
Chez l’adulte au repos, la fréquence respiratoire normale est d’environ 12 à 20 respirations par minute. Ainsi, on parle de bradypnée lorsque la fréquence est inférieure à 12 respirations par minute.
Chez l’enfant, la fréquence respiratoire est généralement plus élevée et varie selon l’âge. Il est recommandé de consulter un pédiatre pour interpréter correctement ces valeurs.
Causes possibles
Les causes possibles de la bradypnée incluent:
- Troubles neurologiques, tels qu'une tumeur cérébrale, un traumatisme crânien, un AVC ou des caillots sanguins;
- Maladies respiratoires, comme l’asthme, la bronchite, la pneumonie ou la BPCO;
- Surdosage d’opioïdes, comme la codéine, la morphine ou l’oxycodone, qui peuvent ralentir la respiration;
- Intoxication au monoxyde de carbone, qui perturbe le transport de l’oxygène dans l’organisme.
La bradypnée peut également survenir en cas d’hypothyroïdie, une maladie caractérisée par une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes, qui jouent un rôle important dans le métabolisme et la respiration.
Lisez aussi: Hypothyroïdie: symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/hypothyroidiePossibilités de traitement
Le traitement de la bradypnée dépend de sa cause et peut inclure des médicaments, de l’oxygénothérapie, un lavage gastrique ou de la kinésithérapie respiratoire.
1. Médicaments
La lévothyroxine est utilisée pour traiter l’hypothyroïdie, selon la prescription du médecin.
En cas de surdosage d’opioïdes, le traitement est réalisé à l’hôpital avec des antagonistes des opioïdes comme la naloxone. Le charbon activé peut également être utilisé pour limiter l’absorption de certaines substances.
Pour les maladies respiratoires, des antibiotiques comme l’amoxicilline, l’azithromycine ou les pénicillines peuvent être prescrits, ainsi que des inhalateurs pour l’asthme, des antalgiques comme le paracétamol, des bronchodilatateurs comme le salbutamol ou le formotérol, des expectorants comme la guaifénésine ou l’ambroxol, et des mucolytiques comme l’acétylcystéine ou la bromhexine.
2. Oxygénothérapie
L’oxygénothérapie consiste à administrer de l’oxygène par un dispositif comme un masque ou une canule. Elle est indiquée en cas d’intoxication au monoxyde de carbone, de BPCO ou de pneumonie.
Lisez aussi: Oxygénothérapie: c'est quoi, types, indications et précautions tuasaude.com/fr/oxygenotherapie3. Lavage gastrique
Le lavage gastrique est une procédure consistant à vider le contenu de l’estomac à l’aide d’un tube, généralement utilisée en cas de surdosage de médicaments ou de substances toxiques.
4. Kinésithérapie respiratoire
La kinésithérapie respiratoire regroupe des exercices visant à renforcer les muscles respiratoires, améliorer la ventilation et faciliter l’élimination des sécrétions, notamment en cas de pneumonie ou de BPCO.