L'andropause est caractérisée par la diminution de la production de testostérone par les hommes et provoque des symptômes tels que des variations d'humeur, une diminution de la libido ainsi qu'une fatigue intense.
L'andropause également connue sous le nom de "ménopause masculine", survient généralement autour des 50 ans. Toutefois, la diminution de la testostérone peut commencer plus tôt, vers l'âge de 30 à 40 ans, et s'intensifier avec l'âge.
Les symptômes de l’andropause sont généralement liés à un hypogonadisme et doivent être évalués par un urologue ou un endocrinologue. Un traitement par testostérone peut être envisagé uniquement en cas de déficit confirmé par les symptômes et par des examens sanguins.
Principaux symptômes
L'andropause est caractérisée par les symptômes suivants:
- Faible énergie;
- Fatigue excessive ou sensation de faiblesse physique;
- Variations d'humeur fréquentes et irritabilité;
- Bouffées de chaleur;
- Diminution de la libido;
- Dysfonctionnement érectile;
- Perte de masse musculaire et de la densité osseuse;
- Diminution de la quantité de poils;
- Augmentation de la quantité de graisse dans le corps;
- Augmentation de la taille des seins (gynécomastie);
- Difficultés de concentration;
- Perte de mémoire à court terme;
- Insomnie.
De manière générale, les symptômes de l'andropause sont généralement liés à l'hypogonadisme, un état dans lequel les testicules ne produisent pas suffisamment de testostérone.
Lisez aussi: 9 symptômes de l'andropause (et que faire) tuasaude.com/fr/andropause-symptomesCes symptômes peuvent interférer avec la vie quotidienne de l'homme.
C'est pourquoi, il est important de consulter un médecin afin de procéder à une évaluation de la situation et d'instaurer un traitement adapté, si nécessaire.
À quel âge se manifeste l'andropause?
L'andropause se manifeste généralement autour des 40 ans, avec une diminution progressive et constante de testostérone, qui s'intensifie au-delà de 60 ans.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic d'andropause est confirmé par un urologue ou un endocrinologue sur la base des symptômes présentés, de leur fréquence d'apparition et de l'âge auquel ils se sont manifestés.
Examens de diagnostic
Les principaux examens de diagnostic de l'andropause sont:
- Dosage de testostérone totale et libre dans le sang;
- Dosage des hormones thyroïdiennes, de la prolactine, GnRH et LH;
- Dosage du cholestérol total et fractionné et tests de glycémie;
- Dosage du taux d'acide urique.
En outre, le médecin doit évaluer la santé de la prostate, notamment par un dosage du PSA et un toucher rectal, en particulier pour les hommes âgés de 50 ans et plus, en tant que test de dépistage du cancer de la prostate.
Lisez aussi: Cancer de la prostate: symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/cancer-prostateCes tests, en plus d'identifier l'andropause, font partie du bilan de santé de l'homme afin d'évaluer la cause des symptômes et de vérifier l'état de santé général.
Possibilités de traitement
Le traitement de l’andropause doit être orienté par un urologue ou un endocrinologue, selon les symptômes, les résultats des examens hormonaux et l’état de santé général.
Avant de proposer un traitement par testostérone, le médecin peut rechercher d’autres causes possibles des symptômes, comme une hypothyroïdie, une dépression, un trouble du sommeil, une consommation excessive d’alcool, l’obésité, le diabète ou l’utilisation de certains médicaments.
Les principaux traitements indiqués en cas d’andropause sont:
1. Changements dans le mode de vie
Les changements dans le mode de vie peuvent être recommandés pour aider à améliorer l’état général et limiter certains symptômes associés à la baisse de testostérone.
Le médecin peut conseiller d’adopter une alimentation saine et équilibrée, de pratiquer une activité physique régulière, de perdre du poids en cas de surpoids, d’éviter le tabac et de limiter la consommation de boissons alcoolisées.
En outre, il est important de contrôler les maladies qui peuvent être associées à une baisse de testostérone, comme le diabète, l’obésité, l’hypertension ou les troubles du sommeil.
2. Traitement substitutif par testostérone
Le traitement substitutif par testostérone peut être indiqué lorsque l’homme présente des symptômes évocateurs d’hypogonadisme et un déficit en testostérone confirmé par des examens sanguins.
Selon la Haute Autorité de Santé (HAS) et les informations officielles de l’ANSM, ce traitement est destiné aux hypogonadismes masculins confirmés cliniquement et biologiquement.
Il ne doit donc pas être utilisé en cas de baisse isolée de la testostérone sans symptômes.
Ce traitement peut être administré sous forme de gel cutané, de capsules d’undécanoate de testostérone ou d’injections intramusculaires, selon le médicament prescrit, les préférences de l’homme, les contre-indications et le suivi médical nécessaire.
Avant de commencer le traitement, le médecin doit évaluer les risques et rechercher d’éventuelles contre-indications, notamment un cancer de la prostate ou du sein suspecté ou confirmé, un taux élevé d’hématocrite, une maladie cardiovasculaire non contrôlée ou un projet de paternité à court terme.
Effets indésirables et surveillance du traitement par testostérone
Le traitement par testostérone doit être accompagné d’une surveillance médicale régulière afin d’évaluer son efficacité et de réduire le risque d’effets indésirables.
Les principaux effets indésirables possibles sont l’acné, une peau plus grasse, des réactions au niveau de la peau en cas d’utilisation de gel, une rétention d’eau, une augmentation de la tension artérielle, une augmentation de l’hématocrite ou une aggravation de certains troubles préexistants.
Pendant le traitement, le médecin peut demander des dosages réguliers de la testostérone, de l’hémoglobine, de l’hématocrite, du PSA, ainsi qu’une évaluation de la prostate, du foie, du bilan lipidique ou de la glycémie selon le profil de chaque homme.
Le traitement doit être réévalué régulièrement. Il peut être adapté, interrompu ou remplacé si les symptômes ne s’améliorent pas, si la testostérone devient trop élevée ou si des effets indésirables apparaissent.