8 principales causes de suicide, que faire (et comment prévenir)

Le suicide est l’acte de mettre fin à sa propre vie. Il est lié à différents facteurs environnementaux, socioculturels et existentiels. Les troubles mentaux constituent le principal facteur de risque et peuvent notamment inclure la dépression, les troubles liés à l’usage de drogues et l’alcoolodépendance.

Par ailleurs, les traumatismes émotionnels, le diagnostic d’une maladie grave ou encore le harcèlement peuvent provoquer une souffrance intense et, dans certains cas, entraîner des idées suicidaires et un passage à l’acte suicidaire.

Lorsqu’une personne semble avoir des pensées suicidaires, il est important de solliciter l’aide d’un professionnel de santé, de préférence un psychiatre, afin qu’une évaluation soit réalisée. En France, il est possible de contacter le 3114, le numéro national de prévention du suicide. Ce service est gratuit et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux personnes ayant des pensées suicidaires ainsi qu’à leur entourage.

Principales causes

Les principales causes pouvant être associées au suicide sont:

1. Dépression

Lorsqu’elle est sévère et non traitée, la dépression peut entraîner un risque de suicide, car elle peut provoquer des sentiments intenses de culpabilité, de dévalorisation et de tristesse.

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Dans ces situations, la personne peut avoir l’impression qu’il n’existe aucune solution à ses problèmes et développer des pensées suicidaires, en percevant le suicide comme le seul moyen de mettre fin à sa souffrance.

Que faire: le soutien d’un psychologue, d’un psychiatre ou d’un groupe d’entraide est important pour traiter la dépression et améliorer la qualité de vie.

Dans certains cas, le psychiatre peut également prescrire des médicaments antidépresseurs.

2. Problèmes amoureux ou familiaux

Les problèmes familiaux, comme la perte des parents ou les disputes fréquentes, ainsi que le fait de ne pas pouvoir exprimer ses émotions ou de ne pas se sentir aimé ou compris dans une relation, peuvent provoquer une profonde détresse chez certaines personnes et entraîner des réactions impulsives pouvant aller jusqu’au suicide.

Que faire: prendre le temps de discuter calmement et créer un environnement plus équilibré au sein de la famille ou du couple peut aider la personne à se sentir mieux.

Une psychothérapie peut également être utile pour apprendre à mieux gérer les difficultés.

3. Consommation de drogues ou alcoolodépendance

L’alcoolodépendance et la consommation de drogues illicites, comme la cocaïne et le cannabis, peuvent augmenter le risque de suicide en altérant le jugement et le comportement.

De plus, ces substances sont parfois consommées dans le but d’« oublier » les problèmes ou des sentiments comme l’angoisse et la frustration.

Que faire: il est important d’éviter la consommation excessive d’alcool et l’usage de drogues illicites. En cas de suspicion de dépendance, il est recommandé de demander l’aide d’un psychiatre ou d’un centre spécialisé en addictologie. Un traitement médicamenteux et une psychothérapie peuvent être indiqués.

4. Harcèlement

Le harcèlement se produit lorsqu’une personne est volontairement et de manière répétée intimidée ou maltraitée par des paroles, des messages ou des comportements.

Il peut provoquer une souffrance émotionnelle intense et, dans certains cas, conduire au suicide.

Que faire: comme cette situation est fréquente dans le milieu scolaire, il est important de signaler le harcèlement à l’établissement concerné afin que des mesures soient mises en place pour y mettre fin.

Il est également important de consulter un psychiatre pour réaliser une évaluation. Un suivi avec un psychologue peut être recommandé ainsi que, lorsque cela est nécessaire, le traitement d’autres troubles comme l’anxiété ou la dépression.

5. Traumatismes émotionnels

Les traumatismes émotionnels provoqués par des situations de stress intense, comme des violences physiques ou des accidents, peuvent entraîner un risque de suicide dans les cas les plus graves.

La personne peut ressentir de la culpabilité, du stress ou de l’anxiété lorsqu’elle se remémore les événements à l’origine du traumatisme et avoir des difficultés à faire face à sa souffrance. En savoir plus sur le stress post-traumatique.

Que faire: une évaluation par un psychiatre est importante en cas de suspicion de traumatisme émotionnel. Un suivi avec un psychologue ainsi que la prise d’antidépresseurs peuvent être indiqués.

La participation à des groupes de soutien et l’écoute des témoignages d’autres personnes ayant vécu une situation similaire peuvent également contribuer à la prise en charge des traumatismes émotionnels.

6. Diagnostic d’une maladie

Le diagnostic d’une maladie grave, comme un cancer ou le VIH, peut provoquer des symptômes tels que la tristesse et l’angoisse.

Lorsque la personne éprouve des difficultés à faire face à cette réalité, la souffrance peut devenir intense et, dans certains cas, entraîner un risque de suicide.

Que faire: le soutien de la famille et des amis est important après le diagnostic d’une maladie grave. De plus, lorsque des symptômes comme la tristesse ou l’angoisse persistent, il est recommandé de consulter un psychiatre pour réaliser une évaluation. Dans certains cas, un suivi avec un psychologue et la prise d’antidépresseurs peuvent être indiqués.

7. Syndrome de burn-out

Le syndrome de burn-out correspond à un état d’épuisement lié à un stress excessif au travail.

Il peut provoquer des symptômes comme un sentiment d’échec et un épuisement émotionnel et, dans les cas les plus graves, augmenter le risque de suicide.

Le burn-out peut notamment être favorisé par des horaires de travail excessifs et des difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Que faire: il est important d’éviter l’accumulation excessive d’heures supplémentaires et de rechercher des solutions permettant de réduire les difficultés et le stress au travail, par exemple en réorganisant les activités quotidiennes, en pratiquant une activité physique ou en réalisant d’autres activités favorisant le bien-être.

En cas de suspicion de burn-out, il est important de consulter un psychiatre afin de confirmer le diagnostic et de commencer le traitement approprié.

Un suivi avec un psychologue est généralement recommandé pour discuter des difficultés rencontrées et apprendre à mieux y faire face.

Lisez aussi: Burn-out: symptômes, traitement et prévention tuasaude.com/fr/burn-out

8. Schizophrénie

La schizophrénie est un trouble psychiatrique qui peut provoquer des symptômes comme des hallucinations, des idées délirantes et une confusion mentale.

Lorsqu’elle n’est pas correctement traitée, elle peut, dans les cas les plus graves, entraîner un risque de suicide.

Que faire: en cas de suspicion de schizophrénie, il est important de demander l’aide de la famille, des amis ou de professionnels de santé jusqu’à ce qu’une consultation avec un psychiatre puisse avoir lieu afin de confirmer le diagnostic.

Lorsque cela est indiqué, le traitement peut comprendre des médicaments antipsychotiques et un suivi avec un psychologue.

Comment prévenir le suicide

Pour prévenir le suicide, il est important de:

  • Identifier les signes pouvant indiquer qu’une personne pense à mettre fin à ses jours, comme des changements soudains de comportement ou l’utilisation de phrases telles que « je n’en peux plus », « je préférerais être mort » ou « les autres seraient plus heureux sans moi »;
  • Demander l’aide d’un professionnel de santé, comme un psychologue ou un psychiatre, afin d’évaluer les signes et les symptômes présentés par la personne et de proposer le traitement le plus adapté;
  • Maintenir le contact avec la famille et les amis afin de renforcer les liens et le sentiment d’être soutenu;
  • Traiter correctement les maladies ou troubles comme la dépression et la schizophrénie, lorsqu’ils sont présents.

En France, il est possible de contacter le 3114, le numéro national de prévention du suicide. Ce service est gratuit et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux personnes ayant des pensées suicidaires ainsi qu’à leur entourage.