Les polynucléaires basophiles, aussi appelés basophiles, sont des globules blancs produits dans la moelle osseuse. Très peu nombreux dans le sang, ils participent notamment aux réactions allergiques et à la régulation de certaines réponses immunitaires et inflammatoires.
Lorsqu’ils sont activés, les basophiles peuvent libérer différentes substances, dont l’histamine, qui intervient notamment dans les réactions allergiques. Ils font partie des leucocytes et leur nombre est mesuré dans la formule leucocytaire de la numération formule sanguine (NFS).
Les basophiles sont présents en très faible quantité dans le sang. En France, chez l’adulte, les valeurs de référence sont généralement comprises entre 0 et 300 basophiles par microlitre de sang, ce qui correspond à 0 à 0,3 G/L. Les intervalles peuvent varier selon les laboratoires.
Principales indications
Les polynucléaires basophiles ne sont généralement pas mesurés seuls. Leur numération fait partie de la formule leucocytaire réalisée avec une NFS.
Une NFS peut notamment être prescrite pour rechercher ou surveiller une anomalie des cellules sanguines, une infection, une maladie inflammatoire ou immunitaire, une maladie hématologique ou les effets de certains traitements.
La numération des basophiles ne permet toutefois pas, à elle seule, de diagnostiquer une allergie. De même, une anomalie isolée des basophiles doit toujours être interprétée avec les autres résultats de la NFS.
Valeurs normales
Les polynucléaires basophiles peuvent être exprimés en valeur absolue (en /µL ou en G/L) et parfois en pourcentage des leucocytes totaux. La valeur absolue est souvent privilégiée pour une interprétation plus précise.
Chez l’adulte, les valeurs de référence sont généralement de 0 à 300 polynucléaires basophiles par microlitre, soit 0 à 0,3 G/L. Ces valeurs ne diffèrent pas entre hommes et femmes, mais peuvent légèrement varier selon le laboratoire et la méthode d’analyse.
Polynucléaires basophiles bas
La basopénie correspond à une diminution du nombre de basophiles. Il s'agit d'une situation peu fréquente, pouvant être liée à une baisse de la production de globules blancs par la moelle osseuse.
Les principales causes possibles de polynucléaires basophiles bas incluent la prise de médicaments pouvant diminuer certains paramètres immunitaires, comme les corticoïdes, ainsi que l’ovulation, la grossesse, les périodes de stress important, l’hyperthyroïdie et le syndrome de Cushing.
Polynucléaires basophiles élevés
L’augmentation du nombre de basophiles, appelée basophilie, survient le plus souvent en contexte d’inflammation et s’accompagne généralement d’autres modifications de la formule leucocytaire.
Parmi les situations pouvant être associées à une basophilie figurent:
- Colite ulcéreuse, inflammation de l’intestin;
- Asthme, inflammation chronique des voies respiratoires avec gêne respiratoire;
- Sinusite et rhinite, inflammation des sinus et des voies respiratoires supérieures, souvent liée à une infection;
- Arthrite, inflammation des articulations entraînant douleur;
- Insuffisance rénale chronique, notamment en cas d’atteinte rénale importante;
- Anémie hémolytique, destruction accrue des globules rouges;
- Leucémie myéloïde chronique, maladie liée à une production anormale de cellules par la moelle osseuse;
- Après une chimiothérapie ou après l’ablation de la rate.
En cas de basophilie, il est important de présenter les résultats au médecin prescripteur afin que l’ensemble de la numération formule sanguine soit interprété.
Selon le contexte, des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour identifier la cause et orienter la prise en charge.
Questions fréquemment posées
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Les polynucléaires basophiles sont un type rare de globules blancs.
Ils participent au fonctionnement du système immunitaire et interviennent notamment dans certaines réactions allergiques en libérant des substances comme l’histamine.
Ils représentent une très faible proportion des globules blancs et sont comptés lors de la formule leucocytaire de la NFS.
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Non. Il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun pour réaliser une NFS et mesurer les polynucléaires basophiles.
Cependant, si d’autres analyses sont réalisées lors de la même prise de sang, certaines peuvent nécessiter d’être à jeun. Il faut donc suivre les consignes données par le laboratoire ou le médecin.
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Une légère augmentation isolée des basophiles n’est pas forcément le signe d’une maladie grave.
Il est toutefois recommandé de présenter le résultat au médecin lorsque le taux reste élevé lors de plusieurs NFS, lorsqu’il est nettement supérieur aux valeurs normales du laboratoire ou lorsqu’il s’accompagne d’autres anomalies, notamment d’une augmentation des leucocytes.
Une basophilie persistante sans cause évidente peut nécessiter des examens complémentaires afin d’écarter notamment une maladie hématologique.
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La maladie cancéreuse la plus classiquement associée à une basophilie persistante est la leucémie myéloïde chronique (LMC).
Une augmentation des basophiles peut également être observée dans d’autres néoplasies myéloïdes, comme la thrombocytémie essentielle, la polyglobulie de Vaquez, la myélofibrose primitive, la leucémie myélomonocytaire chronique ou, plus rarement, certaines leucémies aiguës myéloïdes.
Cependant, avoir des polynucléaires basophiles élevés ne signifie pas que l’on a un cancer.