Fibrose pulmonaire: symptômes, causes et traitement

La fibrose pulmonaire est une maladie chronique caractérisée par la formation de cicatrices dans les poumons, rendant le tissu pulmonaire plus rigide et moins élastique. Cette rigidité complique les échanges gazeux et entraîne des symptômes tels qu’une difficulté à respirer, un essoufflement progressif, une toux sèche persistante et une fatigue importante.

Les cicatrices pulmonaires, appelées fibrose, apparaissent le plus souvent après une exposition prolongée à des substances chimiques ou toxiques, mais peuvent également être liées au tabagisme, à certaines maladies auto-immunes ou aux effets indésirables de médicaments utilisés sur le long terme.

En cas de suspicion de fibrose pulmonaire, une consultation avec un pneumologue est recommandée afin de confirmer le diagnostic et de débuter un traitement adapté, qui peut inclure des médicaments, de la rééducation respiratoire ou, dans les formes les plus sévères, une transplantation pulmonaire.

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Principaux symptômes

Les principaux symptômes de la fibrose pulmonaire sont:

  • Essoufflement, notamment à l’effort;
  • Toux sèche ou avec peu de sécrétions;
  • Sensation de bruit ou de sifflement dans la poitrine lors de la respiration;
  • Respiration rapide et superficielle;
  • Sensation d’oppression thoracique;
  • Douleurs musculaires ou articulaires;
  • Fatigue intense;
  • Diminution de l’appétit;
  • Perte de poids inexpliquée.

Par ailleurs, d'autres signes tels qu'une coloration bleutée ou violacée des doigts, un arrondi des extrémités des doigts et un élargissement des ongles, une manifestation appelée hippocratisme digital, liée à une mauvaise oxygénation du sang, peuvent également survenir.

Aux premiers stades, la fibrose pulmonaire peut ne provoquer aucun symptôme. Toutefois, avec l’évolution de la maladie et la perte progressive de la capacité des poumons à se dilater, les signes cliniques deviennent plus apparents.

La gravité et la vitesse d’apparition des symptômes varient selon la cause et l’évolution peut s’étaler sur plusieurs mois ou années.

Comment confirmer le diagnostic

Le diagnostic de la fibrose pulmonaire est posé par un pneumologue, qui analyse les symptômes, les antécédents médicaux et les habitudes de vie, puis réalise un examen clinique en écoutant les poumons afin de détecter des bruits respiratoires anormaux.

Le médecin peut également effectuer une oxymétrie de pouls, à l’aide d’un capteur placé sur un doigt, pour mesurer le taux d’oxygène dans le sang.

Des examens sanguins tels que la gazométrie artérielle, le dosage des électrolytes, une numération formule sanguine, l’urée, la créatinine ou encore des tests de la fonction hépatique, peuvent également être réalisés.

Pour évaluer l’atteinte pulmonaire, des examens d’imagerie tels qu’une radiographie thoracique ou un scanner peuvent être prescrits, ainsi qu’une spirométrie afin d’analyser la fonction respiratoire.

Dans certains cas, des examens complémentaires comme une bronchoscopie ou une biopsie pulmonaire sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

Principales causes 

Plusieurs facteurs peuvent favoriser le développement d’une fibrose pulmonaire, notamment:

  • Antécédents familiaux de fibrose pulmonaire;
  • Tabagisme;
  • Antécédents de maladies pulmonaires, comme la tuberculose, la pneumonie ou des séquelles sévères de la Covid-19;
  • Maladies auto-immunes, telles que le lupus, la polyarthrite rhumatoïde ou la polymyosite;
  • Exposition professionnelle ou environnementale à des poussières, gaz, produits chimiques, toxines ou métaux lourds;
  • Contact fréquent avec des déjections ou des plumes d’oiseaux;
  • Radiothérapie ou chimiothérapie dans le cadre du traitement de certains cancers, comme le cancer du poumon ou du sein.

L’utilisation prolongée de certains médicaments, notamment des traitements des troubles du rythme cardiaque, certains antibiotiques ou anti-inflammatoires comme l’amiodarone, le propranolol, la nitrofurantoïne ou la sulfasalazine, peut également contribuer à l’apparition d’une fibrose pulmonaire.

Fibrose pulmonaire idiopathique

La fibrose pulmonaire idiopathique est une forme de fibrose pulmonaire dont la cause reste inconnue. Il s’agit de la forme la plus fréquente de la maladie et elle touche principalement les personnes âgées de plus de 65 ans.

Même si son origine n’est pas clairement identifiée, certains facteurs sont souvent associés, comme le tabagisme, le reflux gastro-œsophagien ou une prédisposition génétique.

Différence entre fibrose pulmonaire et fibrose kystique

La fibrose pulmonaire résulte de la formation de cicatrices dans les poumons, généralement en lien avec des facteurs environnementaux ou certaines maladies.

La fibrose kystique, en revanche, est une maladie génétique qui apparaît dès l’enfance et se caractérise par la production de sécrétions épaisses et anormales par certaines glandes, affectant principalement les poumons et le système digestif. Découvrez comment identifier et traiter la fibrose kystique.

Possibilités de traitement

Le traitement de la fibrose pulmonaire est pris en charge par le pneumologue et vise à soulager les symptômes, ralentir l’évolution de la maladie et améliorer la qualité de vie.

Le traitement peut inclure plusieurs approches, telles que:

1. Utilisation de médicaments

Les médicaments prescrits dans la fibrose pulmonaire ont pour objectif de ralentir le processus de cicatrisation des poumons et de contrôler l’inflammation.

Parmi les traitements figurent les antifibrotiques, comme le nintédanib et la pirfénidone, qui permettent de préserver la fonction pulmonaire, ainsi que les corticoïdes, tels que la prednisone, utilisés pour réduire l’inflammation.

Le traitement d’autres pathologies associées, comme certaines maladies auto-immunes ou le reflux gastro-œsophagien, peut également être nécessaire afin de limiter l’aggravation des lésions pulmonaires.

2. Rééducation respiratoire

La rééducation respiratoire aide à renforcer les capacités pulmonaires, à faciliter la respiration et à réduire des symptômes comme la toux et la fatigue, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie.

Les exercices proposés par le kinésithérapeute incluent des techniques de respiration profonde, des exercices d’expansion thoracique et des activités physiques légères, comme la marche ou les étirements, qui améliorent l’endurance respiratoire.

3. Oxygénothérapie

L’oxygénothérapie est un traitement destiné à augmenter le taux d’oxygène dans le sang, qui peut diminuer en raison des lésions causées par la fibrose pulmonaire.

Son utilisation peut être recommandée pendant quelques heures par jour ou de manière continue, selon les besoins de chaque personne.

Il existe différentes modalités d’oxygénothérapie, comme l’oxygène administré par masque, par lunettes nasales, via des concentrateurs d’oxygène portables ou des systèmes d’oxygène liquide, choisis par le pneumologue en fonction de l’état clinique.

4. Transplantation pulmonaire

La transplantation pulmonaire peut être envisagée dans les cas de fibrose pulmonaire sévère avec des symptômes évolutifs, car elle permet d’améliorer significativement la capacité respiratoire et la qualité de vie.

Cependant, cette intervention comporte des risques importants, notamment le rejet de l’organe, et nécessite la prise de traitements immunosuppresseurs à vie.

Est-il possible de guérir de la fibrose pulmonaire?

La fibrose pulmonaire ne peut pas être guérie. La prise en charge repose donc sur le contrôle des symptômes, le ralentissement de la progression de la maladie et l’amélioration de la qualité de vie.