Fasciite nécrosant: symptômes, transmission et traitement

La fasciite nécrosante est une infection bactérienne grave et rare, caractérisée par une inflammation et une destruction des tissus situés sous la peau, qui entourent les muscles, les nerfs et les vaisseaux sanguins, appelés fascia. Cette infection est principalement causée par des bactéries du groupe des streptocoques A, le plus souvent Streptococcus pyogenes.

La bactérie se propage rapidement et provoque des symptômes à évolution très rapide, comme de la fièvre, l’apparition d’une zone rouge et gonflée sur la peau, qui évolue ensuite vers des ulcérations et un assombrissement de la zone atteinte.

Ainsi, en présence de tout signe évocateur de fasciite nécrosante, également appelée fasciite nécrotisante, il est essentiel de se rendre rapidement à l’hôpital afin de débuter un traitement antibiotique et d’éviter des complications graves, comme la septicémie ou la défaillance d’organes.

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Principaux symptômes

Les principaux symptômes de la fasciite nécrosante sont:

  • Apparition d’une zone rouge ou gonflée sur la peau, qui augmente avec le temps;
  • Douleur intense dans la zone rouge et gonflée, pouvant également être ressentie dans d’autres parties du corps;
  • Fièvre;
  • Apparition d’ulcères et de cloques;
  • Assombrissement de la zone atteinte;
  • Diarrhée;
  • Nausées;
  • Présence de pus au niveau de la plaie.

L’évolution des signes et des symptômes indique que la bactérie se multiplie et entraîne la destruction des tissus, appelée nécrose.

C’est pourquoi, dès l’apparition de signes pouvant évoquer une fasciite nécrosante, il est important de se rendre à l’hôpital afin de poser le diagnostic et de débuter le traitement.

Comment confirmer le diagnostic

Le diagnostic de la fasciite nécrosante repose sur l’observation des signes et des symptômes présentés, associée aux résultats des examens complémentaires. Des analyses de sang et des examens d’imagerie sont généralement demandés pour évaluer la zone atteinte, ainsi qu’une biopsie des tissus, essentielle pour identifier la présence de la bactérie.

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Bien que, dans la plupart des infections, il soit recommandé de débuter le traitement antibiotique après les résultats des examens complémentaires, dans le cas de la fasciite nécrosante, le traitement doit être instauré le plus rapidement possible en raison de l’évolution rapide et grave de la maladie.

Mode de transmission

La bactérie peut pénétrer dans l’organisme par des lésions de la peau, principalement par:

  • Injections;
  • Usage de drogues par voie intraveineuse;
  • Brûlures;
  • Coupures de la peau.

Une fois entrée dans l’organisme, la bactérie se propage, provoque une inflammation locale et libère des toxines responsables des lésions cutanées et des tissus, à l’origine des symptômes.

Facteurs de risque

La bactérie responsable de la fasciite nécrosante peut être naturellement présente dans l’organisme, mais toutes les personnes ne développent pas la maladie, car le corps parvient généralement à contrôler la prolifération bactérienne et les toxines produites.

Cette infection est plus fréquente chez les personnes atteintes de diabète, âgées de plus de 60 ans, en situation d’obésité, présentant des maladies malignes, souffrant de maladies vasculaires ou utilisant des médicaments immunosuppresseurs.

Complications possibles

Les complications de la fasciite nécrosante surviennent lorsque l’infection n’est pas identifiée et traitée rapidement par des antibiotiques. Dans ces cas, une septicémie et une défaillance d’organes peuvent survenir, car la bactérie peut atteindre d’autres organes et s’y développer.

De plus, en raison de la destruction des tissus, une amputation du membre atteint peut être nécessaire afin de prévenir la propagation de la bactérie et l’apparition d’autres infections.

Possibilités de traitement

Le traitement de la fasciite nécrosante doit être effectué à l’hôpital, avec une hospitalisation pouvant durer plusieurs semaines, afin de limiter le risque de transmission de la bactérie à d’autres personnes.

Le traitement repose sur l’administration d’antibiotiques par voie intraveineuse pour combattre l’infection. Toutefois, lorsque l’infection est avancée et que des signes de nécrose sont présents, une intervention chirurgicale peut être nécessaire afin de retirer les tissus atteints et de contrôler l’infection.

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