La maladie à virus Ebola est une infection virale rare mais grave, qui peut provoquer de la fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des vomissements, une diarrhée et, dans les formes les plus sévères, des saignements et une défaillance de plusieurs organes.
Les symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après un contact avec le virus. Ebola se transmet principalement par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, comme le sang, les vomissements, les selles, l’urine, la salive, la sueur, le lait maternel, le sperme ou les sécrétions vaginales.
En France, en cas de symptômes évocateurs après un séjour dans une zone touchée par Ebola, il ne faut pas se rendre directement aux urgences ou chez un médecin sans avis préalable. Il est recommandé d’appeler immédiatement le SAMU-Centre 15, en précisant le pays visité, les dates du voyage et les éventuels contacts à risque.
Principaux symptômes
Les principaux symptômes d’Ebola sont:
- Fièvre soudaine;
- Fatigue intense;
- Maux de tête;
- Douleurs musculaires;
- Mal de gorge;
- Perte d’appétit;
- Nausées ou vomissements;
- Diarrhée;
- Douleur abdominale;
- Yeux rouges;
- Éruption cutanée;
- Malaise général.
Les symptômes apparaissent généralement entre 2 et 21 jours après l’exposition au virus. Une personne infectée ne transmet généralement pas Ebola avant l’apparition des symptômes.
Le risque de transmission augmente lorsque la maladie s’aggrave, notamment en cas de vomissements, de diarrhée, de saignements ou de contact direct avec des liquides biologiques contaminés.
Symptômes graves
Dans les formes graves, Ebola peut provoquer une déshydratation importante, des vomissements répétés, une diarrhée sévère, des difficultés respiratoires, une confusion, une atteinte du foie ou des reins, des saignements et une défaillance de plusieurs organes.
Les saignements ne sont pas toujours présents, mais ils peuvent apparaître dans les formes sévères, notamment au niveau du nez, de la bouche, des yeux, des selles ou des vomissements.
Toute suspicion d’Ebola nécessite une prise en charge urgente en milieu hospitalier spécialisé, afin de confirmer le diagnostic, d’isoler la personne malade et de commencer rapidement le traitement de soutien.
Que faire en cas de symptômes après un voyage
En cas de fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, vomissements, diarrhée ou saignements dans les 21 jours suivant un séjour dans une zone touchée par Ebola, il ne faut pas se rendre directement aux urgences, dans un cabinet médical ou dans une pharmacie.
En France, il est recommandé d’appeler immédiatement le SAMU-Centre 15 et de préciser le pays visité, les dates du voyage, les symptômes présents et les éventuels contacts avec une personne malade, une personne décédée, des liquides biologiques, des animaux sauvages ou un lieu de soins dans une zone à risque.
Cette précaution permet d’organiser une prise en charge adaptée, d’éviter l’exposition d’autres personnes et d’orienter rapidement la personne vers une structure spécialisée si nécessaire.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic d’Ebola est réalisé à l’hôpital, à partir des symptômes, du contexte épidémiologique et de l’historique récent de voyage ou de contact à risque.
Le médecin recherche notamment un séjour dans une zone touchée par une épidémie, un contact avec une personne malade ou décédée, une exposition à des liquides biologiques potentiellement contaminés ou un contact avec des animaux sauvages malades ou morts.
La confirmation repose sur des examens de laboratoire spécialisés, notamment la détection du matériel génétique du virus par RT-PCR.
En France, la maladie à virus Ebola est une maladie à déclaration obligatoire, ce qui signifie que toute suspicion doit être signalée aux autorités sanitaires compétentes.
Mode de transmission
Ebola se transmet principalement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée.
Cela peut inclure les vomissements, les selles, l’urine, la salive, la sueur, le lait maternel, le sperme, les sécrétions vaginales ou d’autres liquides corporels.
La transmission peut aussi se produire en touchant des objets contaminés par ces liquides, comme des vêtements, du linge de lit, des aiguilles, du matériel médical ou des effets personnels utilisés par une personne infectée.
Le virus peut également être transmis à l’être humain lors d’un contact avec des animaux sauvages infectés, notamment des chauves-souris frugivores, des singes, des chimpanzés, des gorilles, des antilopes ou des porcs-épics trouvés malades ou morts.
Ebola se transmet-il dans l’air?
Non, Ebola ne se transmet pas dans l’air comme la grippe ou la Covid-19.
Pour qu’il y ait contamination, il faut généralement un contact direct avec des liquides biologiques infectés ou avec des objets contaminés par ces liquides.
Le risque est donc surtout élevé lors de soins rapprochés, de contacts familiaux directs, de rites funéraires ou d’exposition professionnelle sans protection adaptée.
Une personne infectée devient contagieuse lorsqu’elle présente des symptômes. Le risque de transmission est plus faible au début de la maladie et augmente lorsque les symptômes deviennent plus importants.
Transmission par rapport sexuel
Le virus Ebola peut rester présent dans le sperme après la guérison clinique, parfois pendant plusieurs mois. Des transmissions sexuelles ont déjà été décrites après la guérison d’un homme infecté.
Pour réduire ce risque, les personnes guéries doivent suivre les recommandations médicales données par les équipes de prise en charge.
L’utilisation du préservatif et un suivi médical peuvent être recommandés jusqu’à confirmation de l’absence de virus dans le sperme.
Facteurs de risque
Le risque d’infection est plus élevé chez les personnes ayant eu un contact rapproché avec une personne malade ou décédée d’Ebola, surtout sans équipement de protection adapté.
Les personnes les plus à risque sont:
- Les proches d’une personne infectée;
- Les professionnels de santé prenant en charge un patient atteint d’Ebola;
- Les personnels de laboratoire manipulant des prélèvements contaminés;
- Les personnes participant à des rites funéraires avec contact direct avec le corps d’une personne décédée;
- Les personnes ayant eu un contact avec des animaux sauvages malades ou morts;
- Les personnes ayant consommé ou manipulé de la viande de brousse dans une zone à risque;
- Les personnes ayant eu un rapport sexuel non protégé avec un homme récemment guéri d’Ebola.
En France, le risque d’importation d’un cas reste faible en dehors des périodes d’épidémie dans les zones où le virus circule.
Cependant, une personne contaminée peut développer des symptômes après son retour, car la période d’incubation peut aller jusqu’à 21 jours.
Possibilités de traitement
Le traitement d’Ebola doit être réalisé à l’hôpital, dans un service spécialisé, avec isolement du patient afin de limiter le risque de transmission.
La prise en charge repose principalement sur des soins de soutien, comme la réhydratation par voie orale ou intraveineuse, le maintien de la pression artérielle et du taux d’oxygène, ainsi que le traitement de la fièvre, de la douleur, des vomissements, de la diarrhée et des éventuelles infections associées.
Pour la maladie causée par le virus Ebola Zaïre, certains traitements par anticorps monoclonaux peuvent être utilisés dans des contextes spécifiques.
En revanche, il n’existe pas actuellement de traitement spécifique approuvé contre toutes les espèces d’ebolavirus, comme les virus Soudan ou Bundibugyo.
Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de survie. Il est donc essentiel de demander rapidement une aide médicale en cas de symptômes compatibles avec Ebola après un séjour dans une zone touchée.
Existe-t-il un vaccin contre Ebola?
Il existe des vaccins contre la maladie à virus Ebola causée par le virus Ebola Zaïre. En France, le vaccin ERVEBO peut être utilisé chez certaines personnes exposées ou susceptibles de l’être, selon les recommandations des autorités de santé.
La vaccination ne concerne pas la population générale. Elle peut être recommandée dans des situations particulières, par exemple pour certains professionnels se rendant en zone épidémique, pour les professionnels de santé susceptibles de prendre en charge un cas en France ou dans certaines situations après exposition à des fluides contaminés.
Cependant, les vaccins disponibles ne protègent pas contre toutes les espèces d’ebolavirus. Il n’existe pas actuellement de vaccin homologué contre les maladies causées par les virus Soudan ou Bundibugyo.
Épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda
En mai 2026, l’OMS a signalé une épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo, avec des cas également confirmés en Ouganda chez des personnes ayant voyagé depuis la RDC.
Le virus Bundibugyo appartient au groupe des ebolavirus, mais il est différent du virus Ebola Zaïre, pour lequel il existe des vaccins et certains traitements spécifiques.
À ce jour, il n’existe pas de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé contre la maladie causée par le virus Bundibugyo.
Comment prévenir
La prévention d’Ebola repose sur l’évitement des contacts à risque, l’hygiène stricte et le respect des consignes sanitaires dans les zones touchées par une épidémie.
Pour prévenir l’infection, il est recommandé de:
- Éviter les déplacements dans les zones de transmission active, sauf raison impérative;
- Consulter les Conseils aux voyageurs avant tout déplacement dans un pays touché;
- Se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique;
- Éviter tout contact direct avec une personne malade ou décédée d’Ebola;
- Ne pas toucher le sang, les vomissements, les selles, l’urine, la salive, la sueur ou d’autres liquides biologiques d’une personne malade;
- Ne pas manipuler les vêtements, draps, serviettes ou objets personnels d’une personne malade ou décédée;
- Ne pas toucher d’animaux sauvages malades ou morts;
- Ne pas consommer ni manipuler de viande de brousse;
- Utiliser un préservatif et suivre les recommandations médicales après guérison d’Ebola.
Dans les zones touchées, les professionnels de santé doivent utiliser des équipements de protection adaptés et appliquer strictement les mesures de prévention et de contrôle des infections.