Les principaux types de diabète sont le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Ils se caractérisent par une augmentation du taux de glucose dans le sang, appelée hyperglycémie, liée à une production insuffisante d’insuline, à une mauvaise utilisation de cette hormone par l’organisme ou à l’association de ces deux mécanismes.
Il existe également des formes plus rares de diabète, comme le diabète auto-immun latent de l’adulte (LADA), les diabètes monogéniques comme le MODY, certains diabètes secondaires et le diabète de type 5 lié à la dénutrition.
Le type de diabète est déterminé par un médecin généraliste, un endocrinologue ou un diabétologue à partir des symptômes, des antécédents personnels et familiaux et des résultats des examens biologiques. Le traitement dépend de la forme de diabète et peut comprendre des mesures alimentaires, une activité physique, des médicaments antidiabétiques et/ou de l’insuline.
Principaux types de diabète
Les principaux types et formes de diabète sont:
1. Diabète de type 1
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire détruit progressivement les cellules bêta du pancréas responsables de la production d’insuline.
Le manque d’insuline entraîne alors une augmentation du glucose dans le sang. Le diabète de type 1 apparaît souvent pendant l’enfance, l’adolescence ou chez l’adulte jeune, mais il peut se manifester à tout âge.
Les symptômes apparaissent généralement rapidement et peuvent comprendre des envies fréquentes et abondantes d’uriner, une soif importante, une perte de poids malgré un appétit conservé ou augmenté, une fatigue et une vision trouble.
Le traitement repose sur l’administration quotidienne d’insuline, par injections ou à l’aide d’une pompe à insuline. L’insulinothérapie est indispensable pour remplacer l’insuline que le pancréas ne produit plus suffisamment.
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Le diabète de type 2 est la forme de diabète la plus fréquente. Il associe, à des degrés variables, une résistance à l’insuline et une diminution progressive de la capacité du pancréas à produire suffisamment d’insuline.
Il survient principalement chez l’adulte, mais peut également apparaître chez des personnes plus jeunes. Sa survenue est favorisée par plusieurs facteurs, notamment une prédisposition génétique, le surpoids ou l’obésité, la sédentarité et l’âge.
Le diabète de type 2 peut évoluer pendant plusieurs années sans provoquer de symptômes. Lorsqu’ils apparaissent, une soif importante, des envies fréquentes d’uriner, de la fatigue, une vision trouble, des infections répétées ou une cicatrisation lente peuvent notamment être observées.
En France, la prise en charge repose en premier lieu sur des mesures non médicamenteuses adaptées à chaque personne, notamment l’activité physique, la réduction de la sédentarité et une alimentation équilibrée.
Si ces mesures ne permettent pas d'atteindre les objectifs glycémiques, un traitement médicamenteux peut être nécessaire.
Le choix du traitement, comme la metformine, certains inhibiteurs de SGLT2, agonistes du récepteur du GLP-1, sulfamides hypoglycémiants ou l’insuline, dépend notamment du profil de la personne, de ses maladies associées et de son risque cardiovasculaire ou rénal.
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Le diabète gestationnel, également appelé diabète de grossesse, correspond à une augmentation de la glycémie diagnostiquée pour la première fois pendant la grossesse.
Il est lié aux modifications hormonales et métaboliques de la grossesse qui augmentent progressivement la résistance à l’insuline. Chez certaines femmes, le pancréas ne parvient pas à produire suffisamment d’insuline pour compenser cette augmentation.
En France, un dépistage ciblé est recommandé en présence de facteurs de risque, notamment un âge supérieur à 35 ans, un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 25 kg/m², un antécédent familial de diabète au premier degré, un précédent diabète gestationnel ou la naissance antérieure d’un enfant de plus de 4 kg à terme.
Selon la situation, le dépistage peut comprendre une glycémie à jeun au premier trimestre et/ou une hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée.
Le traitement repose principalement sur une alimentation adaptée, une activité physique compatible avec la grossesse et une surveillance de la glycémie. Si ces mesures ne suffisent pas à contrôler la glycémie, un traitement par insuline peut être nécessaire.
Dans la majorité des cas, la glycémie se normalise après l’accouchement. Cependant, un diabète gestationnel augmente le risque de développer ultérieurement un diabète de type 2, ce qui justifie un suivi après la grossesse.
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Le diabète auto-immun latent de l’adulte, ou LADA, est une forme de diabète auto-immun qui débute à l’âge adulte et évolue généralement plus lentement que le diabète de type 1 classique.
Au moment du diagnostic, il peut ressembler à un diabète de type 2, car une insulinothérapie immédiate n’est pas toujours nécessaire. Cependant, des auto-anticorps caractéristiques d’un processus auto-immun peuvent être retrouvés.
Au fil du temps, la production d’insuline diminue et une insulinothérapie peut devenir nécessaire.
Le traitement est individualisé en fonction notamment du niveau de glycémie, de la production résiduelle d’insuline et de l’évolution de la maladie.
5. Diabète MODY
Le MODY, pour « Maturity-Onset Diabetes of the Young », appartient au groupe des diabètes monogéniques. Ces diabètes rares sont provoqués par une anomalie génétique affectant notamment la production ou la sécrétion d’insuline.
Ils apparaissent souvent chez des personnes jeunes et peuvent toucher plusieurs membres d’une même famille sur plusieurs générations.
Le MODY peut parfois être confondu avec un diabète de type 1 ou de type 2. Le diagnostic précis peut nécessiter une analyse génétique.
Le traitement dépend du gène impliqué. Certaines formes ne nécessitent pas de traitement médicamenteux, tandis que d’autres peuvent être traitées par certains antidiabétiques oraux ou nécessiter de l’insuline.
6. Diabète secondaire
Un diabète secondaire peut apparaître à la suite d’une autre maladie ou de certains traitements.
Il peut notamment être associé à:
- Certaines maladies du pancréas, comme la pancréatite chronique, la mucoviscidose ou certaines atteintes tumorales;
- Certaines maladies endocriniennes, comme le syndrome de Cushing, l’acromégalie ou le phéochromocytome;
- Certaines maladies génétiques;
- Certains médicaments, notamment les glucocorticoïdes.
Lorsqu’un diabète est provoqué par une maladie du pancréas exocrine, il peut également être désigné par le terme « diabète de type 3c ».
Le traitement dépend de la cause, du degré d’hyperglycémie et de la capacité du pancréas à produire de l’insuline. Des médicaments antidiabétiques et/ou une insulinothérapie peuvent être nécessaires.
7. Diabète de type 5
Le diabète de type 5 est une forme de diabète associée à une dénutrition chronique, en particulier pendant l’adolescence et le début de l’âge adulte. Il était auparavant décrit sous le terme de diabète lié à la malnutrition.
Cette forme est caractérisée principalement par une production insuffisante d’insuline et touche surtout des populations vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.
La Fédération internationale du diabète a officiellement reconnu cette classification en 2025. Il s’agit donc d’une classification récente et les critères diagnostiques et recommandations thérapeutiques spécifiques continuent d’être précisés.
La prise en charge doit notamment tenir compte de l’état nutritionnel et du contrôle de la glycémie. Le traitement médicamenteux est individualisé selon la situation clinique.
Le « diabète de type 3 » existe-t-il?
L’expression « diabète de type 3 » est parfois utilisée dans des publications scientifiques pour évoquer les anomalies de la signalisation de l’insuline dans le cerveau observées dans la maladie d’Alzheimer.
Cependant, le « diabète de type 3 » n’est pas actuellement reconnu comme un type officiel de diabète dans les classifications médicales utilisées pour diagnostiquer le diabète.
Il ne doit pas être confondu avec le diabète de type 3c, qui désigne un diabète secondaire à une maladie du pancréas exocrine.
Le diabète insipide est-il un type de diabète?
Malgré son nom, le diabète insipide n’est pas un type de diabète sucré et n’est pas provoqué par un taux élevé de glucose dans le sang.
Il s’agit d’un trouble caractérisé par l’émission de grandes quantités d’urines très diluées et une soif importante.
Il peut être dû à un déficit en arginine-vasopressine, anciennement appelée hormone antidiurétique ou ADH, ou à une incapacité des reins à répondre correctement à cette hormone.
Des sociétés internationales d’endocrinologie recommandent désormais les termes « déficit en arginine-vasopressine » pour l’ancien diabète insipide central et « résistance à l’arginine-vasopressine » pour l’ancien diabète insipide néphrogénique.
La prise en charge dépend de la cause et ne correspond pas au traitement du diabète sucré.
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Le diagnostic du diabète repose principalement sur une mesure de la glycémie réalisée par prise de sang.
En France, un diabète est diagnostiqué lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/L, soit 7 mmol/L, et que cette valeur est confirmée à deux reprises.
En présence de symptômes caractéristiques du diabète, une glycémie supérieure ou égale à 2 g/L, soit 11,1 mmol/L, mesurée à n’importe quel moment de la journée, permet également d'établir le diagnostic.
D’autres examens sont ensuite réalisés pour évaluer l’équilibre du diabète, rechercher d’éventuelles complications et, lorsque le type de diabète n’est pas évident, en préciser la cause.
Selon la situation, le médecin peut notamment demander un dosage de l’HbA1c, du peptide C, des auto-anticorps associés au diabète de type 1 ou des examens génétiques.
L’HbA1c est notamment utilisée en France pour évaluer l’équilibre glycémique au cours des derniers mois et assurer le suivi du diabète.
En cas de grossesse, le diagnostic du diabète gestationnel répond à des seuils spécifiques. Lors d’une HGPO avec 75 g de glucose réalisée entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée, une seule valeur égale ou supérieure à 0,92 g/L à jeun, 1,80 g/L après une heure ou 1,53 g/L après deux heures suffit à établir le diagnostic.