Ne pas réussir à dormir peut être lié à l’anxiété, au stress, à la dépression, à l’apnée du sommeil ou à la ménopause, mais aussi à une consommation excessive de caféine, à une température de chambre inadaptée ou à l’utilisation excessive du téléphone portable.
Ces situations peuvent entraîner des difficultés à s’endormir ou des réveils nocturnes avec un sommeil peu réparateur, et provoquer une somnolence dans la journée, des difficultés de concentration, des maux de tête ou de l’irritabilité.
Pour mieux dormir, il est possible de boire une tisane apaisante, d’éviter l’utilisation du téléphone portable ou de réguler la température de la chambre. Toutefois, lorsque la difficulté à dormir est fréquente, il est recommandé de consulter un médecin généraliste afin d’identifier la cause et de mettre en place un traitement adapté.
Voici les principales causes du pourquoi je n'arrive pas à dormir:
1. Anxiété
L’anxiété est un trouble psychologique pouvant provoquer des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes répétés. Il s’agit d’une réaction normale de l’organisme face à des situations générant de l’inquiétude ou de la peur.
Cependant, lorsqu’elle est excessive ou intense, elle peut être associée à des troubles comme le trouble anxieux généralisé ou le trouble panique.
Que faire: il est recommandé de créer un environnement propice à la détente et de consommer avant le coucher une tisane aux propriétés calmantes, comme la valériane ou la camomille, qui favorisent la relaxation et diminuent l’anxiété.
2. Stress
Le stress peut également expliquer pourquoi il est difficile de dormir. Celui-ci, est souvent lié à des situations telles que la pression professionnelle, un deuil, une perte d’emploi ou une rupture affective.
Ces situations peuvent entraîner une augmentation de la production de cortisol, une hormone impliquée dans la réponse au stress. Normalement, le soir, le taux de cortisol diminue tandis que celui de la mélatonine augmente afin de favoriser l’endormissement.
Que faire: il est important de mieux organiser son temps et de pratiquer des activités agréables, comme la marche ou un loisir relaxant.
Lorsque le stress est intense ou persistant, une consultation avec un médecin généraliste ou un psychiatre peut être nécessaire afin d’envisager un traitement adapté.
3. Dépression
La dépression est un trouble psychologique pouvant entraîner des difficultés à dormir, un sommeil trop court ou, au contraire, un besoin excessif de sommeil.
D’autres symptômes sont fréquemment associés, comme une tristesse persistante, un sentiment de vide, une perte d’intérêt pour des activités habituellement agréables ou des pensées pessimistes récurrentes. Découvrez tous les symptômes de la dépression.
Que faire: la prise en charge de la dépression doit être assurée par un psychiatre et peut inclure une psychothérapie afin d’aider à mieux gérer les émotions et les ressentis.
Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être prescrit, avec des antidépresseurs tels que l’amitriptyline, la fluoxétine, le citalopram, la venlafaxine ou la duloxétine.
4. Syndrome de retard de phase du sommeil
Le syndrome de retard de phase du sommeil est un trouble du rythme circadien dans lequel la personne a des difficultés à s’endormir et se réveille tard. Il est plus fréquent chez les adolescents et les jeunes adultes.
Même si l’endormissement et le réveil surviennent plus tard, le sommeil est généralement de bonne qualité, mais peut s’accompagner d’une somnolence diurne et d’une baisse des performances scolaires ou professionnelles.
Que faire: le traitement doit être suivi avec l’aide d’un médecin généraliste ou d’un spécialiste du sommeil. Il repose souvent sur l’exposition à une lumière intense au moment du réveil et sur la prise de mélatonine en fin de journée afin de réajuster l’horloge biologique.
5. Consommation excessive de caféine
Une consommation excessive de caféine peut expliquer pourquoi il devient difficile de dormir, car les boissons qui en contiennent stimulent le système nerveux central et maintiennent l’organisme en état d’éveil.
Certaines personnes métabolisent également la caféine plus lentement, ce qui prolonge ses effets dans l’organisme, même à faibles doses.
Que faire: il est conseillé d’éviter les boissons contenant de la caféine au moins six heures avant le coucher et de privilégier des tisanes favorisant la détente et le sommeil, comme la camomille ou la mélisse. Découvrez la liste des principales tisanes pour mieux dormir.
6. Dormir pendant la journée
Dormir pendant la journée, en particulier en fin d’après-midi, ou faire des siestes longues peut perturber l’endormissement nocturne, provoquer des réveils nocturnes et altérer la qualité du sommeil.
Que faire: il est préférable d’éviter les siestes prolongées. Lorsque cela est nécessaire, elles ne devraient pas dépasser 30 minutes et être réalisées en début d’après-midi afin de ne pas gêner le sommeil nocturne.
7. Utilisation excessive du téléphone portable
L’utilisation excessive du téléphone portable, de l’ordinateur ou des tablettes avant le coucher peut retarder l’endormissement. En effet, ces appareils émettent une lumière qui perturbe la production de mélatonine, une hormone naturellement libérée par l’organisme en réponse à l’obscurité et indispensable à l’induction du sommeil.
La diminution de la mélatonine entraîne une stimulation des glandes surrénales, augmentant la production de cortisol et maintenant l’organisme en état d’éveil.
Que faire: il est recommandé d’éviter l’utilisation du téléphone portable, de l’ordinateur, des tablettes ou de tout autre appareil électronique au moins 30 minutes avant de se coucher afin de favoriser l’endormissement.
8. Apnée du sommeil
L’apnée du sommeil se caractérise par des arrêts temporaires de la respiration ou une respiration très superficielle pendant le sommeil, souvent associés à des ronflements et à des réveils nocturnes fréquents.
Elle peut également provoquer une somnolence diurne, des difficultés de concentration, des maux de tête et de l’irritabilité.
Que faire: l’apnée du sommeil doit être prise en charge par un pneumologue ou un spécialiste du sommeil. Le traitement peut inclure l’utilisation d’un appareil de ventilation nocturne appelé CPAP ou, dans certains cas, une intervention chirurgicale. En savoir plus sur le traitement de l'apnée du sommeil.
9. Température de la chambre inadaptée
Une chambre trop chaude ou trop froide peut rendre l’endormissement difficile ou provoquer des réveils nocturnes répétés.
Un excès de vêtements en période de chaleur ou, à l’inverse, une protection insuffisante contre le froid peuvent également perturber le sommeil.
Que faire: la température idéale de la chambre se situe généralement entre 18 et 22 °C. Il est possible d’utiliser un climatiseur réglé dans cette plage, un ventilateur ou un humidificateur d’air.
En période froide, il est recommandé d’utiliser des vêtements et des couvertures adaptés ainsi qu’une literie appropriée à l’hiver.
10. Ménopause
La ménopause correspond à la fin de la période reproductive chez la femme, lorsque les ovaires cessent de produire des œstrogènes et que les cycles menstruels s’arrêtent. Elle survient le plus souvent entre 45 et 51 ans.
Durant cette phase, des troubles du sommeil peuvent apparaître, associés à des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes, ce qui altère la qualité et le caractère réparateur du sommeil et entraîne une fatigue ou une irritabilité dans la journée.
Que faire: une consultation chez un gynécologue est recommandée afin d’évaluer les symptômes et d’envisager des options de prise en charge, comme un traitement hormonal substitutif ou des alternatives non hormonales. En savoir plus sur le traitement hormonal de substitution ainsi que sur les options naturelles de traitement.
11. Andropause
L’andropause, parfois appelée ménopause masculine, correspond à une diminution progressive du taux de testostérone, généralement observée entre 40 et 55 ans.
Cette baisse hormonale peut entraîner des troubles du sommeil, ainsi que des sensations de chaleur, de l’irritabilité et une diminution de la libido.
Que faire: une consultation chez un urologue est nécessaire afin d’évaluer la situation. Un traitement par substitution de la testostérone peut être envisagé, sauf en cas de cancer de la prostate, où ce traitement est contre-indiqué.
Lisez aussi: Andropause: symptômes et traitement tuasaude.com/fr/andropause12. Syndrome des jambes sans repos
Le syndrome des jambes sans repos se manifeste par des mouvements involontaires des jambes, survenant surtout au moment du coucher ou durant la nuit, ce qui gêne l’endormissement et la qualité du sommeil.
Il peut être lié à des anomalies de certaines zones du cerveau impliquées dans le contrôle des mouvements, à une carence en fer, à des maladies rénales ou à la prise de certains médicaments. Découvrez toutes les causes du syndrome des jambes sans repos.
Que faire: la prise en charge est assurée par un neurologue ou un médecin généraliste et repose sur des mesures telles que l’amélioration de l’hygiène du sommeil, la pratique d’une activité physique régulière et la réduction de la consommation de caféine en soirée.
Dans les formes plus sévères, des traitements médicamenteux comme le pramipexole ou la cabergoline peuvent être prescrits afin d’améliorer la qualité du sommeil.