Néphrite: symptômes, types et traitement

La néphrite est une inflammation des glomérules rénaux, des structures qui font partie des reins et qui sont chargées de filtrer le sang afin d’éliminer les toxines et d’autres substances de l’organisme.

La plupart des cas de néphrite sont dus à une infection grave, à l’utilisation de médicaments, à une intoxication ou à des maladies auto-immunes. La néphrite peut également apparaître comme une complication d’autres maladies, comme une hépatite ou une infection par le VIH. Les symptômes les plus fréquents comprennent une diminution de la quantité d’urine, un gonflement des jambes et la présence de sang dans les urines.

En cas de suspicion de néphrite, il est important de se rendre à l’hôpital ou de consulter un néphrologue afin de confirmer le diagnostic et de commencer le traitement le plus rapidement possible, dans le but d’éviter des complications graves comme une anémie ou une lésion rénale aiguë, anciennement appelée insuffisance rénale aiguë.

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Principaux symptômes 

Les symptômes de la néphrite peuvent être:

  • Diminution de la quantité d’urine;
  • Urines rougeâtres;
  • Transpiration excessive, en particulier au niveau du visage, des mains et des pieds;
  • Gonflement autour des yeux ou des jambes;
  • Augmentation de la pression artérielle;
  • Présence de sang dans les urines.

En cas de néphrite chronique, d’autres symptômes peuvent également apparaître, comme une perte d’appétit, des nausées, des vomissements, une fatigue, des troubles du sommeil, des démangeaisons et des crampes.

Principales causes

Plusieurs causes peuvent être à l’origine d’une néphrite, notamment:

  • Utilisation excessive de médicaments, comme certains antalgiques, antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, diurétiques, anticonvulsivants et inhibiteurs de la calcineurine, comme la ciclosporine et le tacrolimus;
  • Infections causées par des bactéries, des virus ou d’autres agents infectieux;
  • Maladies auto-immunes, comme le lupus érythémateux systémique, le syndrome de Sjögren et la maladie systémique associée aux IgG4;
  • Exposition prolongée à des substances toxiques comme le lithium, le plomb, le cadmium ou l’acide aristolochique.

Les personnes atteintes de différents types de maladies rénales, de cancer, de diabète, de glomérulopathies, d’une infection par le VIH ou de drépanocytose présentent également un risque plus élevé de développer une néphrite.

Types de néphrite

Les principaux types de néphrite, selon la zone du rein touchée ou la cause, comprennent:

  • Glomérulonéphrite, dans laquelle l’inflammation touche principalement la première partie du système de filtration du rein, le glomérule. Elle peut être aiguë ou chronique;
  • Néphrite interstitielle ou néphrite tubulo-interstitielle, dans laquelle l’inflammation touche les tubules rénaux ainsi que les espaces situés entre les tubules et les glomérules ;
  • Néphrite lupique, dans laquelle la partie touchée est également le glomérule et qui est provoquée par le lupus érythémateux systémique, une maladie du système immunitaire.

Le type de néphrite peut être identifié par le médecin et permet de déterminer le traitement le plus adapté.

Comment confirmer le diagnostic

Pour confirmer le diagnostic de néphrite, il est important de consulter un néphrologue.

Celui-ci demande généralement des analyses d’urine, une échographie ou une tomodensitométrie et, dans certains cas, une biopsie rénale afin d’identifier le problème et de commencer le traitement le plus adapté.

Possibilités de traitement

Le traitement dépend du type de néphrite. En cas de néphrite aiguë, il peut notamment reposer sur un repos strict, le contrôle de la pression artérielle et une réduction de la consommation de sel. Si la néphrite aiguë est provoquée par une infection, le néphrologue peut prescrire un antibiotique.

En cas de néphrite chronique, en plus du contrôle de la pression artérielle, le traitement repose généralement sur la prescription de médicaments anti-inflammatoires comme la cortisone, d’immunosuppresseurs et de diurétiques, ainsi que sur une alimentation pauvre en sel, en protéines et en potassium.

Un suivi régulier par un néphrologue est nécessaire, car la néphrite chronique peut entraîner une maladie rénale chronique, anciennement appelée insuffisance rénale chronique.

Comment prévenir 

Pour prévenir l’apparition d’une néphrite, il est recommandé d’éviter le tabac, de réduire le stress et de ne pas prendre de médicaments sans avis médical, car de nombreux médicaments peuvent endommager les reins.

Les personnes atteintes de certaines maladies, notamment celles qui touchent le système immunitaire, doivent suivre correctement leur traitement et consulter régulièrement un médecin afin de contrôler leur pression artérielle et d’effectuer des examens permettant d’évaluer la fonction rénale.

Le médecin peut également recommander des modifications de l’alimentation, comme une réduction de la consommation de protéines, de sel et d’aliments riches en potassium.