6 étapes pour accélérer le processus de cicatrisation d'une plaie

Pour savoir comment cicatriser une plaie rapidement, il est important de la nettoyer correctement, de la protéger avec un pansement, d’adopter une alimentation équilibrée et d’utiliser uniquement les produits cicatrisants indiqués par un professionnel de santé.

Il est également conseillé d’éviter certaines habitudes pouvant ralentir la cicatrisation de la peau, comme le tabagisme, la consommation de boissons alcoolisées et la sédentarité. Ces habitudes peuvent altérer la circulation sanguine et réduire l’afflux de sang vers la plaie, ce qui retarde sa cicatrisation.

Les plaies profondes, très étendues ou présentant des signes d’infection, comme du pus, un gonflement ou une douleur, doivent toujours être examinées par un médecin ou un infirmier, car elles peuvent nécessiter un traitement spécifique.

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Comment cicatriser une plaie plus rapidement

Certaines mesures permettent d’accélérer la cicatrisation d’une plaie et de réduire le risque de cicatrices inesthétiques ou d’autres complications.

1. Nettoyer la plaie

Pour une plaie simple, comme une coupure ou une égratignure, la première étape consiste à nettoyer la plaie et la peau qui l’entoure afin d’éliminer le plus possible les bactéries, les virus et les saletés, et ainsi prévenir une infection.

Le nettoyage peut être effectué avec du sérum physiologique ou avec de l’eau et un savon au pH neutre.

Dans le cas d’une plaie chirurgicale, profonde, grave ou largement ouverte, le nettoyage doit généralement être réalisé avec du sérum physiologique et du matériel stérile. Il est donc important de se rendre dans un établissement de santé.

Lorsque la plaie est très sale, un peu de sérum physiologique peut être versé dessus pour retirer les saletés les plus visibles avant de se rendre à l’hôpital.

2. Protéger la plaie avec un pansement

Après le nettoyage d’une plaie simple, il est recommandé de la protéger avec un pansement, au moins pendant les premières 24 heures, tant que la croûte ne s’est pas formée. Cela permet d’éviter que la plaie ne se rouvre et limite l’entrée de bactéries.

Le pansement doit généralement être changé chaque jour pendant la cicatrisation, ou selon les recommandations du médecin ou de l’infirmier.

Pour les plaies plus importantes non infectées, les brûlures du deuxième degré, les plaies sèches ou modérément humides, les escarres ou les ulcères de jambe, le médecin peut recommander un pansement hydrogel.

Ce type de pansement favorise les échanges gazeux, protège la plaie contre les liquides et les bactéries et peut faciliter la cicatrisation de la peau.

La fréquence de changement dépend du produit utilisé et des recommandations du professionnel de santé.

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3. Refroidir la peau en cas de brûlure

Le refroidissement de la peau est la première mesure recommandée en cas de brûlure du premier ou du deuxième degré.

La zone touchée doit être placée sous une eau courante tempérée, à environ 20 °C, pendant 20 minutes ou tant que la douleur persiste. Cette mesure empêche la chaleur de continuer à endommager les tissus en profondeur et limite l’aggravation de la brûlure.

Après le refroidissement, la zone peut être nettoyée délicatement avec de l’eau et un savon neutre, puis protégée avec un pansement adapté selon les recommandations d’un médecin ou d’un infirmier.

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Il est important de ne pas percer les cloques qui se sont formées, car elles protègent la peau pendant la cicatrisation. Aucun produit non recommandé par un professionnel de santé ne doit être appliqué sur la brûlure.

Ces mesures permettent de favoriser la cicatrisation de la peau et de la plaie.

4. Appliquer une compresse tiède pendant 15 minutes

L’application d’une compresse tiède sur le pansement ou sur la plaie pendant 15 minutes peut augmenter l’afflux sanguin vers la zone concernée. Cela favorise l’apport de nutriments et de cellules nécessaires à la cicatrisation.

Cette technique peut être réalisée deux à trois fois par jour, mais uniquement après la formation de la croûte.

Si la zone devient très gonflée ou douloureuse, la compresse doit être retirée. Il est alors recommandé d’éviter l’application de chaleur pendant la journée ou de réduire la durée d’utilisation.

La chaleur ne doit jamais être appliquée sur une brûlure cutanée.

5. Surélever la zone de la plaie

Lorsque la zone entourant la plaie reste gonflée pendant plus de deux jours, il peut être utile de la surélever afin de réduire l’accumulation de liquide et de faciliter la circulation sanguine.

Ce type de gonflement est plus fréquent chez les personnes présentant une maladie cardiaque ou des troubles de la circulation et apparaît généralement au niveau des jambes.

Dans ce cas, les jambes peuvent être placées environ 20 cm au-dessus du niveau du cœur, au moins trois fois par jour ou aussi souvent que possible.

6. Consommer des oméga-3 et des vitamines A, C et E

Les aliments riches en oméga-3, comme le saumon, le thon et les graines de chia, ainsi que les aliments contenant des vitamines A, C et E, comme l’orange, la mangue, la tomate et les cacahuètes, contribuent au bon fonctionnement de l’organisme.

Ces nutriments participent à la formation du tissu qui referme la plaie et à la création d’une nouvelle couche de peau.

Une alimentation variée et équilibrée, associée à une limitation des aliments pouvant ralentir la cicatrisation, comme les produits riches en sucre, les sodas, les boissons lactées chocolatées et les viandes très grasses, peut favoriser une guérison plus rapide.

Produits et médicaments pour cicatriser une plaie

Les produits destinés à la cicatrisation des plaies sont principalement des crèmes ou des pommades à usage local contenant des substances aux propriétés anti-inflammatoires ou antimicrobiennes.

Ils peuvent favoriser la récupération des cellules de la peau ou limiter la prolifération de micro-organismes pouvant provoquer une infection.

Certains produits apportent également des substances utiles à la régénération de la peau et peuvent réduire l’inflammation qui gêne la cicatrisation. Ils peuvent être indiqués pour une plaie postopératoire, une plaie de césarienne, une brûlure ou une blessure cutanée provoquée par un traumatisme ou un choc.

Le moment auquel ces produits peuvent être appliqués dépend du type et de l’état de la plaie. Ils ne doivent être utilisés que sur les conseils d’un médecin, d’un infirmier ou d’un pharmacien, car certaines pommades contiennent des antibiotiques qui ne sont pas nécessaires pour toutes les plaies.

Traitement des plaies profondes

Les plaies profondes, comme les escarres, les ulcères de pression et les ulcères veineux ou artériels, nécessitent une prise en charge par un professionnel de santé.

Selon l’aspect de la plaie, son niveau d’humidité et la quantité d’exsudat, des pansements spécifiques peuvent être utilisés, notamment des hydrogels, des alginates ou des hydrocolloïdes.

Ces pansements peuvent faciliter l’élimination des tissus morts, maintenir un environnement favorable à la cicatrisation et protéger la plaie.

Ils sont généralement utilisés dans les cabinets infirmiers, les centres de soins ou les hôpitaux, après le nettoyage de la plaie et, si nécessaire, son débridement. Le débridement permet de retirer les tissus nécrosés, morts ou infectés afin de favoriser une meilleure cicatrisation.

Pour certaines brûlures à partir du deuxième degré, le médecin peut prescrire un traitement à base de sulfadiazine argentique afin de prévenir ou de traiter une infection. Ce médicament est délivré uniquement sur ordonnance et doit être utilisé selon les indications médicales.

Comment se déroule la cicatrisation

La cicatrisation est un processus naturel de réparation des tissus qui peut être divisé en trois phases principales:

  • Phase inflammatoire: elle dure généralement entre un et quatre jours. Elle commence par une contraction des vaisseaux sanguins afin de limiter le saignement. Les vaisseaux se dilatent ensuite pour permettre au sang et aux cellules nécessaires à la cicatrisation d’atteindre la plaie, ce qui peut provoquer un gonflement, une rougeur et une douleur;
  • Phase proliférative: elle dure généralement entre cinq et vingt jours. Pendant cette période, l’organisme commence à produire du collagène et d’autres fibres qui participent à la fermeture de la plaie;
  • Phase de maturation: il s’agit de la phase la plus longue. Elle peut durer d’un mois à plusieurs années. L’organisme continue à produire et à réorganiser le collagène, ce qui permet à la cicatrice de s’assouplir et de devenir progressivement moins visible.

Lorsqu’une de ces phases ne se déroule pas correctement, notamment en raison d’une mauvaise circulation sanguine ou d’une infection, la cicatrisation peut être compromise.

Une plaie chronique peut alors apparaître, comme dans le cas du pied diabétique. Ce type de plaie peut nécessiter des soins infirmiers réguliers pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Signes d’alerte nécessitant une consultation médicale

La plupart des plaies cicatrisent sans complication. Cependant, une infection ou une autre complication peut apparaître.

Une consultation médicale rapide est nécessaire en présence des signes suivants:

  • Gonflement important ne diminuant pas après trois jours;
  • Présence de pus dans la plaie;
  • Saignement abondant;
  • Douleur très intense;
  • Difficulté à bouger le membre touché.

Une fièvre persistante ou une fatigue excessive peut également indiquer que la plaie est infectée. Ces symptômes doivent être évalués par un professionnel de santé.