La colique hépatique est une douleur intense liée, le plus souvent, à des calculs biliaires. En effet, elle apparaît lorsqu'un calcul bloque temporairement l’écoulement normal de la bile, ce qui provoque une douleur dans la partie supérieure de l’abdomen.
La douleur survient par crises et peut disparaître spontanément. Certaines personnes n’ont qu’un seul épisode, tandis que d’autres présentent des récidives, notamment lorsque les calculs donnent déjà des symptômes.
Lisez aussi: Calculs biliaires: symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/calculs-biliairesLe traitement vise à soulager la douleur et à éviter de nouvelles crises. Selon la situation, l’ablation de la vésicule biliaire peut être proposée. Une consultation auprès d’un médecin spécialiste est recommandée, notamment pour confirmer le diagnostic et réduire le risque de complications.
Principaux symptômes
Les principaux symptômes de la colique hépatique sont:
- Douleur forte dans le haut de l’abdomen, souvent à droite ou au centre;
- Douleur pouvant se propager vers le dos ou l’épaule droite;
- Nausées et parfois vomissements.
La douleur apparaît souvent de façon soudaine, puis diminue après un certain temps. Une douleur qui dure, qui devient continue ou qui s’aggrave peut indiquer un problème différent qu’une crise simple.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic repose sur l'évaluation des symptômes, l’examen clinique et des examens médicaux qui permettent de vérifier la présence de calculs et d’évaluer s’il existe une obstruction des voies biliaires.
L’examen le plus utilisé est l’échographie abdominale, car elle permet d’identifier des calculs dans la vésicule biliaire et de voir si les voies biliaires semblent dilatées. En savoir plus sur le déroulement de l'échographie abdominale.
Des analyses de sang peuvent également être demandées afin de vérifier le fonctionnement du foie et de rechercher une inflammation. Elles incluent généralement le dosage de la bilirubine, des enzymes hépatiques ainsi que des marqueurs inflammatoires.
Lorsque la douleur, les analyses ou l’échographie font suspecter un calcul bloqué dans la voie biliaire principale, des examens complémentaires tels que la cholangio-IRM ou l’échoendoscopie, peuvent être proposés.
Principales causes
La colique hépatique est presque toujours liée à la présence de calculs biliaires dans la vésicule. La crise commence lorsqu’un calcul se déplace et bloque, même temporairement, le canal qui permet à la bile de sortir de la vésicule. Cette obstruction augmente la pression dans la vésicule et déclenche une douleur intense, souvent par vagues.
Dans certains cas, le calcul ne reste pas au même endroit. Il peut se coincer quelques heures puis se libérer, ce qui explique une douleur qui finit par diminuer.
Lorsque le calcul migre en dehors de la vésicule, il peut atteindre la voie biliaire principale et provoquer une obstruction plus importante, avec un risque plus élevé de complications.
La colique hépatique survient surtout quand les calculs deviennent symptomatiques. Elle peut apparaître après une période sans symptôme, puis se répéter, car la vésicule continue à se contracter et peut remettre un calcul en mouvement.
Si le blocage devient durable ou si une inflammation s’installe, la douleur ne ressemble plus à une crise isolée et le tableau peut évoluer vers une cholécystite ou une cholangite.
Possibilités de traitement
Le traitement dépend de l’intensité des douleurs, de la fréquence des crises et de la présence de signes de complication. Il associe un traitement de la douleur et, si besoin, un traitement définitif.
Les principales options de traitement sont:
1. Soulager la douleur avec des anti-inflammatoires
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont souvent utilisés pour diminuer la douleur pendant une crise de colique hépatique.
Parmi les médicaments les plus utilisés figurent l'ibuprofène, le diclofénac et le kétoprofène, qui peuvent aider à réduire la douleur et l’inflammation associée au blocage du calcul.
Ces médicaments doivent toutefois être utilisés avec prudence chez les personnes ayant des problèmes gastriques, rénaux ou cardiovasculaires, car ils peuvent provoquer des effets indésirables.
2. Autres antalgiques selon la situation
Lorsque la douleur est très intense ou lorsque les anti-inflammatoires ne peuvent pas être utilisés, d’autres antalgiques peuvent être prescrits. Le paracétamol peut être proposé dans certaines situations, et des antalgiques opioïdes, comme la codéine ou la morphine, peuvent être utilisés à l’hôpital pour contrôler les douleurs sévères.
Le choix du traitement dépend toujours de l’intensité de la douleur, des antécédents médicaux et de l’évaluation réalisée par le médecin.
Lorsque la douleur est très intense ou que les anti-inflammatoires ne peuvent pas être utilisés, d’autres antalgiques peuvent être proposés. Le choix dépend du profil médical et des contre-indications.
3. Ablation de la vésicule biliaire
Lorsque les crises se répètent ou que la douleur devient difficile à contrôler, l’ablation de la vésicule biliaire peut être proposée pour éviter les récidives. Après l’intervention, la bile continue à être produite par le foie, mais elle n’est plus stockée dans la vésicule.
Lisez aussi: Cholécystectomie: c'est quoi, indications (et déroulement) tuasaude.com/fr/cholecystectomie4. Geste endoscopique en cas de calcul dans la voie biliaire principale
Si un calcul bloque la voie biliaire principale, un geste endoscopique peut être nécessaire pour le retirer. Cette prise en charge est surtout envisagée lorsque le blocage provoque une obstruction importante ou une complication.
5. Prise en charge des complications
En cas de cholécystite aiguë ou de cholangite, le traitement peut inclure une hospitalisation, des antibiotiques et une intervention adaptée à la gravité. La stratégie dépend de l’état clinique et du risque opératoire.
Complications possibles
La colique hépatique peut être très douloureuse, mais la crise peut rester limitée dans le temps.
Le risque principal est l’apparition d’une complication si le blocage persiste ou s’accompagne d’inflammation ou d’infection.
Les complications possibles incluent:
- Cholécystite aiguë;
- Cholangite;
- Pancréatite aiguë d’origine biliaire.
Ces complications sont plus probables si la douleur ne cède pas, si elle devient continue, ou si l’état général se dégrade. Certaines situations nécessitent une prise en charge urgente.