La trichotillomanie est un trouble psychologique caractérisé par une envie incontrôlable de s’arracher les cheveux, ainsi que les poils des sourcils ou de la barbe. Une personne atteinte peut commencer par arracher quelques poils ou cheveux, mais ce comportement peut évoluer jusqu’à retirer des mèches entières.
Cette habitude de s’arracher les cheveux peut être traitée, et la prise en charge doit être indiquée par un psychiatre, qui prescrit généralement des médicaments contre l’anxiété et la dépression, associés à des séances de thérapie avec un psychologue.
Il est toutefois important de débuter le traitement rapidement, car lorsqu’elle persiste longtemps, la trichotillomanie peut entraîner une calvitie. De plus, certaines personnes avalent les cheveux arrachés, ce qui peut provoquer des complications liées à leur accumulation dans l’estomac ou l’intestin.
Principaux symptômes
Les principaux symptômes de la trichotillomanie sont:
- Manipuler constamment les cheveux;
- Tirer ou enrouler de façon répétée les cheveux ou les poils des sourcils ou des cils;
- Présenter des zones du corps ou du cuir chevelu sans cheveux ou sans poils;
- Sucer, mâcher, mordre ou avaler les cheveux;
- Ressentir un soulagement ou du plaisir après avoir arraché des cheveux ou des poils.
Les personnes atteintes de trichotillomanie ressentent souvent de la honte et une profonde tristesse, car la perte de cheveux peut être très visible, avec des zones dégarnies sur le cuir chevelu.
Par ailleurs, ce comportement peut s’aggraver dans certaines situations, notamment en période de stress ou d’anxiété, mais aussi lors de moments de détente, comme regarder la télévision, être à la plage ou conduire, par exemple.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic est généralement posé par un psychiatre ou un psychologue, avec l’aide de proches, à partir de l’observation du comportement et de la présence de zones sans cheveux sur le cuir chevelu, par exemple.
Dans certains cas, le trouble est identifié à partir de symptômes comme des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements liés à l’ingestion excessive de cheveux.
Principales causes
Les causes de la trichotillomanie ne sont pas totalement connues, mais certains facteurs peuvent favoriser son apparition, comme des traumatismes pendant l’enfance, la dépression, le trouble obsessionnel compulsif, ainsi que l’anxiété ou le stress.
Certaines études suggèrent que des altérations dans des zones spécifiques du cerveau pourraient être impliquées. De plus, les personnes ayant des antécédents familiaux de trichotillomanie présentent un risque plus élevé de développer ce trouble. Bien qu’elle survienne plus fréquemment chez les enfants entre 9 et 13 ans, la trichotillomanie peut toucher des personnes de tout âge.
Possibilités de traitement
La trichotillomanie peut être traitée, et la prise en charge doit être orientée par un psychiatre, qui peut recommander l’utilisation de médicaments antidépresseurs et anxiolytiques, car ce trouble est souvent associé à un trouble obsessionnel compulsif ou à la dépression.
Un suivi avec un psychologue peut également être conseillé, notamment à travers des séances de psychothérapie comme la thérapie cognitivo-comportementale.
Dans les formes plus légères, certains changements d’habitudes peuvent suffire à améliorer la situation, comme:
- Pratiquer des activités qui occupent les mains, comme le jardinage, la peinture ou la cuisine;
- Attacher les cheveux avec un bandeau ou porter un vêtement à capuche, surtout pendant le sommeil;
- Se brosser les cheveux ou les laver pour remplacer l’envie de les arracher.
Des activités de relaxation et de méditation peuvent également être utiles pour mieux contrôler l’anxiété et le stress, comme la pratique du yoga. Découvrez tous les bienfaits du yoga pour la santé.
Complications possibles
Les principales complications de la trichotillomanie incluent la calvitie, des zones sans cheveux sur le cuir chevelu, l’absence de sourcils ou de cils, des trous dans la barbe, ainsi que des troubles digestifs liés à l’accumulation de cheveux dans l’estomac ou l’intestin.
Pour aider à contrôler les symptômes de ce trouble, il est essentiel de gérer le stress et l’anxiété.