- Les symptômes précurseurs de cancer peuvent inclure une perte de poids inexpliquée, une fatigue intense, une douleur persistante, des saignements ou une toux prolongée.
- En cas de signes inhabituels ou présents depuis plus d’un mois, il est important de consulter un médecin pour identifier la cause.
- Selon le diagnostic, les principales options de traitement peuvent inclure la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie, l’hormonothérapie ou la greffe de moelle.
Le cancer, quelle que soit la partie du corps touchée, peut provoquer des symptômes généraux comme une perte de poids sans régime ni activité physique intense, une fatigue fréquente et une douleur qui ne disparaît pas. Toutefois, pour établir le bon diagnostic, il est nécessaire de réaliser plusieurs examens afin d’écarter d’autres hypothèses.
En général, le cancer est diagnostiqué lorsqu’une personne présente des symptômes plus spécifiques, qui peuvent apparaître soudainement, sans explication, ou comme conséquence d’une maladie qui n’a pas été correctement traitée. En savoir plus sur le développement du cancer.
En présence de signes ou de symptômes pouvant faire penser à un cancer, il est important de consulter un médecin afin d’évaluer l’état de santé général de la personne, en tenant également compte des antécédents familiaux. Cela permet d’identifier la cause des symptômes et, en cas de cancer, de commencer le traitement précocement, ce qui augmente les chances de guérison.
Principaux symptômes précurseurs de cancer
Les principaux symptômes précurseurs de cancer qui ne doivent pas être ignorés sont :
1. Perdre du poids sans faire de régime ni d’exercice
Une perte de poids rapide, pouvant atteindre 10 % du poids initial en 1 mois, sans régime ni activité physique intense, est un symptôme fréquent chez les personnes qui développent un cancer, en particulier un cancer du pancréas, de l’estomac ou de l’œsophage.
Elle peut toutefois aussi apparaître dans d’autres types de cancer.
2. Fatigue intense lors de petites tâches
Il est relativement fréquent que les personnes qui développent un cancer présentent une anémie ou une perte de sang dans les selles, par exemple.
Ce facteur entraîne une diminution des globules rouges et une réduction de l’oxygène dans le sang, provoquant une fatigue intense même lors de petites tâches, comme monter quelques marches ou essayer de faire son lit.
Cette fatigue peut aussi survenir en cas de cancer du poumon, car la tumeur peut atteindre plusieurs cellules saines et diminuer la fonction respiratoire, entraînant une fatigue qui s’aggrave progressivement.
De plus, les personnes atteintes d’un cancer à un stade plus avancé peuvent aussi ressentir une fatigue dès le matin au réveil, même après avoir dormi toute la nuit.
3. Douleur qui ne disparaît pas
Une douleur localisée dans une région précise est fréquente dans plusieurs types de cancer, comme le cancer du cerveau, des os, de l’ovaire, du testicule ou de l’intestin.
Dans la plupart des cas, cette douleur n’est pas soulagée par le repos et n’est pas causée par un exercice excessif ni par d’autres maladies, comme l’arthrite ou une lésion musculaire.
Il s’agit d’une douleur persistante qui ne disparaît pas avec des alternatives comme les compresses froides ou chaudes, et qui peut nécessiter des antalgiques plus forts.
4. Fièvre qui va et vient sans prendre de médicament
Une fièvre irrégulière peut être un signe de cancer, comme une leucémie ou un lymphome, car le système immunitaire peut être affaibli.
En général, la fièvre apparaît pendant quelques jours puis disparaît sans qu’il soit nécessaire de prendre un médicament, avant de réapparaître de manière instable et sans être associée à d’autres symptômes comme ceux de la grippe.
5. Changements dans les selles
Des variations du transit intestinal, comme des selles très dures ou une diarrhée pendant plus de 6 semaines, peuvent être un signe de cancer.
Dans certains cas, de grands changements du rythme intestinal peuvent aussi apparaître, avec des selles très dures pendant quelques jours puis, d’autres jours, une diarrhée, en plus d’un ventre gonflé, de sang dans les selles, de nausées et de vomissements.
Cette variation du transit doit être persistante et ne pas être liée à l’alimentation ou à d’autres maladies intestinales, comme le syndrome de l’intestin irritable.
6. Douleur en urinant ou urine foncée
Les personnes qui développent un cancer peuvent présenter une douleur en urinant, du sang dans les urines et une envie d’uriner plus fréquente, qui sont des signes plus courants dans le cancer de la vessie ou de la prostate.
Cependant, ce symptôme est aussi fréquent en cas d’infection urinaire. Il est donc nécessaire de réaliser une analyse d’urine afin d’écarter cette hypothèse.
7. Retard de cicatrisation des plaies
L’apparition de plaies dans n’importe quelle région du corps, comme la bouche, la peau ou le vagin, qui mettent plus de 1 mois à cicatriser peut aussi indiquer un cancer à un stade initial.
Cela peut arriver parce que le système immunitaire est plus faible et qu’il existe une diminution des plaquettes, qui aident à la cicatrisation des lésions.
Cependant, un retard de cicatrisation peut aussi survenir chez les personnes diabétiques et peut être un signe de diabète mal contrôlé.
8. Saignements
Une hémorragie peut également être un signe de cancer.
Elle peut apparaître à un stade initial ou plus avancé, avec du sang dans les crachats, les selles, les urines ou au niveau du mamelon, par exemple, selon la région du corps touchée.
Un saignement vaginal en dehors des règles, des pertes foncées, une envie constante d’uriner et des crampes menstruelles peuvent indiquer un cancer de l’utérus. Découvrez les symptômes du cancer du col de l'utérus.
9. Taches sur la peau
Le cancer peut provoquer des changements au niveau de la peau, comme des taches foncées, une peau jaunâtre, des taches rouges ou violettes avec de petits points et une peau rugueuse qui provoque des démangeaisons.
De plus, des changements de couleur, de forme ou de taille d’une verrue, d’un grain de beauté, d’une tache ou d’une tache de rousseur peuvent apparaître, ce qui peut indiquer un cancer de la peau ou un autre type de cancer.
10. Boules et gonflement des ganglions
L’apparition de nodules ou de boules peut se produire dans n’importe quelle région du corps, comme le sein ou les testicules.
De plus, un gonflement du ventre peut apparaître en raison de l’augmentation de la taille du foie, de la rate ou du thymus, ainsi qu’un gonflement des ganglions situés au niveau des aisselles, de l’aine et du cou, par exemple.
11. S’étouffer fréquemment
Chez certaines personnes atteintes de cancer, il peut exister une difficulté à avaler, provoquant des étouffements et une toux persistante, en particulier en cas de cancer de l’œsophage, de l’estomac ou du pharynx, par exemple.
Des ganglions enflammés dans le cou, une augmentation du volume de l’abdomen, une pâleur, des sueurs, des taches violettes sur la peau et des douleurs osseuses sont des symptômes fréquents de la leucémie.
Lisez aussi: Leucémie: c'est quoi, types, symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/leucemie12. Enrouement et toux pendant plus de 3 semaines
Une toux persistante, un essoufflement et une voix rauque peuvent être des signes de cancer du poumon, du larynx ou de la thyroïde, par exemple.
Une toux sèche persistante, accompagnée de douleur dans le dos, d’essoufflement et d’une fatigue intense, peut être évocatrice d’un cancer du poumon.
D’autres symptômes pouvant aussi indiquer un cancer chez la femme sont les changements de taille du sein, une rougeur, la formation de croûtes ou de plaies sur la peau près du mamelon et l’écoulement de liquide par le mamelon, ce qui peut indiquer un cancer du sein. En savoir plus sur les symptômes du cancer du sein.
Que faire en cas de suspicion de cancer
En cas de suspicion de cancer, il faut consulter un médecin afin de réaliser des analyses de sang, comme le PSA, le CEA ou le CA 125, par exemple.
Il s’agit de marqueurs tumoraux dont les taux dans le sang peuvent augmenter dans certains types de cancer.
De plus, le médecin peut demander une échographie ou une IRM afin d’observer l’organe et de confirmer la suspicion de cancer. Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser un autre examen d’imagerie ou une biopsie.
À partir des résultats des examens biologiques et d’imagerie, le médecin peut identifier le type de cancer, évaluer sa gravité, vérifier s’il existe ou non des métastases et déterminer son évolution possible.
Il peut ainsi indiquer le traitement le plus adapté et estimer les chances de guérison.
Pourquoi être attentif aux signes et symptômes de cancer
Il est important d’être attentif aux signes et symptômes de cancer et de consulter un médecin dès leur apparition, car le traitement est plus efficace lorsque le cancer est diagnostiqué précocement.
En France, l’Institut national du cancer rappelle que détecter un cancer tôt permet souvent de mieux le traiter et de limiter les séquelles liées aux traitements.
Ainsi, aucun signe ni symptôme ne doit être ignoré, surtout s’il est présent depuis plus de 1 mois.
Possibilités de traitement
Après le diagnostic du cancer, le médecin doit indiquer les options de traitement, qui varient selon l’âge de la personne, le type de tumeur et le stade de la maladie.
Elles peuvent inclure la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’immunothérapie, l’hormonothérapie et la greffe de moelle osseuse.
1. Chirurgie
La chirurgie permet de retirer toute la tumeur, une partie de celle-ci ou même d’autres tissus pouvant être atteints.
Ce type de traitement du cancer est indiqué pour des tumeurs comme le cancer du côlon, du sein ou de la prostate, car ce sont des zones plus faciles à opérer.
2. Radiothérapie
La radiothérapie consiste à exposer la tumeur à des rayonnements ionisants, qui peuvent réduire sa taille. Elle peut être indiquée avant ou après la chirurgie.
Pendant le traitement, le patient ne ressent rien. Cependant, après la séance de radiothérapie, des effets secondaires peuvent apparaître, comme des nausées, des vomissements, une diarrhée ou une peau rouge ou sensible, qui ne durent généralement que quelques jours.
Le repos est important pour la récupération après une séance de radiothérapie.
Lisez aussi: Radiothérapie: principales indications et effets secondaires tuasaude.com/fr/radiotherapie3. Chimiothérapie
La chimiothérapie correspond à l’utilisation d’un ensemble de médicaments, sous forme de comprimés ou d’injections, administrés à l’hôpital ou dans un centre de traitement.
La chimiothérapie peut être constituée d’un seul médicament ou d’une association de médicaments, pris par voie orale ou administrés par injection.
Les effets secondaires de la chimiothérapie sont variés et peuvent inclure une anémie, une chute des cheveux, des nausées, des vomissements, une diarrhée, des plaies dans la bouche ou des troubles de la fertilité.
À long terme, la chimiothérapie peut aussi provoquer une leucémie, un cancer du sang, bien que cela soit rare.
4. Immunothérapie
L’immunothérapie repose sur des médicaments qui aident l’organisme lui-même à reconnaître les cellules cancéreuses et à les combattre plus efficacement.
La plupart des traitements par immunothérapie sont injectables et agissent dans tout le corps.
Ils peuvent provoquer des symptômes de réactions allergiques, comme une éruption cutanée ou des démangeaisons, de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou des nausées.
Lisez aussi: Immunothérapie: c'est quoi, déroulement, indications (et effets secondaires) tuasaude.com/fr/immunotherapie5. Hormonothérapie
L’hormonothérapie utilise des comprimés destinés à combattre les hormones qui peuvent être liées à la croissance de la tumeur.
Les effets secondaires de l’hormonothérapie dépendent du médicament utilisé ou de la chirurgie réalisée, mais peuvent inclure une impuissance, des changements menstruels, une infertilité, une sensibilité des seins, des nausées, des maux de tête ou des vomissements.
6. Greffe de moelle osseuse
La greffe de moelle osseuse peut être utilisée dans les cas de cancer des cellules du sang, comme la leucémie. Elle a pour objectif de remplacer la moelle osseuse malade par des cellules normales de moelle osseuse.
Avant la greffe, la personne reçoit un traitement avec de fortes doses de chimiothérapie ou de radiothérapie afin de détruire les cellules cancéreuses ou les cellules normales de la moelle osseuse, avant de recevoir une greffe de moelle osseuse saine provenant d’une autre personne compatible.
Les effets secondaires de la greffe de moelle osseuse peuvent inclure des infections, une anémie ou un rejet de la moelle osseuse saine.