La rhinopharyngite est une infection aiguë des voies respiratoires supérieures (nez et gorge), le plus souvent d’origine virale du nez et de la gorge. Elle correspond à un rhume, avec des symptômes ORL qui disparaissent généralement d’eux-mêmes.
Dans la pratique, la rhinopharyngite peut provoquer une gêne nasale, des éternuements, un écoulement nasal, un mal de gorge et parfois de la fièvre. La diversité des virus en cause et la fréquence des réinfections expliquent pourquoi plusieurs épisodes peuvent survenir au cours d’une même année, surtout en collectivité.
Le traitement repose surtout sur des mesures de soutien et le soulagement des symptômes. De plus, certains médicaments du rhume présentent des limites d’efficacité ou des risques, notamment chez l’enfant, et une évaluation médicale est recommandée en cas de symptômes importants, prolongés ou inquiétants.
Principaux symptômes
Les principaux symptômes de la rhinopharyngite sont:
- Nez bouché oui qui coule;
- Éternuements;
- Irritation ou douleur de la gorge;
- Toux;
- Fatigue ou malaise;
- Parfois fièvre.
La rhinopharyngite provoque principalement des symptômes au niveau du nez et de la gorge. Leur intensité varie selon les personnes et l’âge, avec des formes très légères et d’autres plus gênantes, notamment chez les enfants.
La fièvre peut survenir, surtout chez l’enfant, mais elle n’est pas systématique. Une évolution qui s’aggrave ou qui paraît inhabituelle nécessite une évaluation médicale, car d’autres infections respiratoires peuvent provoquer des symptômes similaires.
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Chez le bébé, la rhinopharyngite est souvent bénigne, mais elle nécessite une surveillance plus attentive, surtout avant 3 mois. En effet, la congestion nasale peut vite gêner la respiration, l’alimentation et le sommeil, car le nourrisson respire principalement par le nez.
À la maison, l’objectif est de faciliter la respiration, d’éviter la déshydratation et de surveiller la tolérance. Pour cela, il est recommandé de proposer à boire régulièrement, de fractionner les repas si besoin, de garder une pièce aérée à température modérée et de faire des lavages de nez régulièrement. Certains médicaments, notamment contre la toux, ne sont pas indiqués chez le nourrisson. Découvrez comment réaliser correctement un lavage de nez.
Une consultation chez le pédiatre est nécessaire en cas de signes de gravité, comme une fièvre chez un bébé de moins de 3 mois, une difficulté à respirer, une somnolence inhabituelle, un bébé “pas comme d’habitude”, une pâleur marquée ou des taches violacées sur la peau, des vomissements importants, une diarrhée importante ou des signes de déshydratation.
Une consultation est également recommandée si la fièvre dure plus de 3 jours ou réapparaît, si les symptômes ne s’améliorent pas après 10 jours, si une gêne respiratoire apparaît, ou en cas de douleur d’oreille, d’écoulement de l’oreille, de conjonctivite purulente, de paupières gonflées ou de troubles digestifs qui gênent l’alimentation.
Comment confirmer le diagnostic
Le diagnostic de rhinopharyngite repose surtout sur l’ensemble des symptômes et sur leur évolution. Dans une forme simple, le tableau correspond à un rhume, sans signe suggérant une infection plus grave.
Une consultation peut être nécessaire lorsque la présentation ne ressemble pas à un rhume habituel. Une aggravation, une altération de l’état général ou des symptômes jugés préoccupants justifient une évaluation afin d’écarter une autre cause.
Principales causes
La rhinopharyngite est causée principalement par des virus respiratoires. Le rhinovirus fait partie des agents fréquemment impliqués, mais il n’est pas le seul responsable.
La grande diversité des virus en circulation explique pourquoi la rhinopharyngite peut revenir. Un épisode récent n’empêche pas qu’un autre virus provoque une nouvelle infection dans les semaines ou les mois suivants.
Dans un même foyer, plusieurs introductions virales peuvent se produire au fil du temps. Cela contribue à la répétition des infections respiratoires hautes dans les familles, surtout lorsque des enfants fréquentent une collectivité.
La rhinopharyngite est-elle contagieuse?
Oui, la rhinopharyngite est contagieuse. Elle se transmet facilement, surtout en famille et dans les lieux où les contacts sont fréquents, comme les crèches, les écoles ou les transports.
La rhinopharyngite se transmet dès le début des symptômes et la contagion est souvent plus importante quand le nez coule, en cas d’éternuements ou de toux, car le virus circule davantage dans les sécrétions.
Mode de transmission
La transmission du virus se fait principalement de trois façons:
- Par les gouttelettes respiratoires, projetées quand une personne tousse, éternue ou parle à proximité;
- Par contact direct, lorsque le virus passe des mains au visage après un contact avec une personne malade;
- Par contact indirect, lorsque des mains touchent une surface contaminée, puis le nez, la bouche ou les yeux.
La rhinopharyngite se propage facilement parce que plusieurs virus différents peuvent en être responsables. Un épisode récent ne protège donc pas forcément contre un nouveau virus circulant dans l’entourage.
Possibilités de traitement
Le traitement de la rhinopharyngite vise surtout à soulager les symptômes, car il s’agit le plus souvent d’une infection virale qui guérit spontanément en quelques jours. De plus, il ’existe pas de médicament unique capable d’éliminer rapidement le virus responsable. La prise en charge repose donc sur des mesures simples destinées à améliorer le confort.
Les principales mesures utilisées pour soulager une rhinopharyngite sont:
- Repos et hydratation suffisante;
- Prise en charge de la fièvre ou des douleurs selon la situation;
- Adaptation des solutions à l’âge, en particulier chez l’enfant.
Les antibiotiques ne sont pas efficaces contre les virus. Ils ne sont donc pas indiqués dans une rhinopharyngite simple, sauf si le médecin suspecte une autre infection.
Certains médicaments contre le rhume ont un effet modéré sur les symptômes. En France, des restrictions existent pour certains décongestionnants, notamment ceux à base de pseudoéphédrine, en raison de risques possibles. Leur utilisation nécessite donc une prudence particulière.
Remèdes naturels
Certaines approches dites naturelles sont parfois utilisées pour soulager les symptômes de la rhinopharyngite. Elles ne permettent pas d’éliminer le virus, mais peuvent agir sur certains signes comme la toux ou l’intensité des symptômes:
- Vitamine C, associée dans certaines analyses à une diminution moyenne de la sévérité du rhume, avec des résultats variables selon les études;
- Miel, qui peut aider à réduire la toux chez l’enfant, mais qui ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins d'un an. Découvrez tous les bienfaits du miel;
- Probiotiques, évalués chez des enfants présentant une infection respiratoire haute pour leur effet possible sur la durée de la fièvre.
Ces solutions naturelles ne conviennent pas à toutes les situations. Leur efficacité reste modérée et dépend de l’âge, du contexte et des symptômes présents. Elles ne remplacent pas une prise en charge adaptée lorsque les symptômes sont importants, persistants ou mal tolérés.
Comment prévenir
La prévention de la rhinopharyngite repose sur des mesures simples qui limitent la transmission des virus respiratoires. Comme plusieurs virus différents peuvent en être responsables, il n’existe pas de protection unique.
Les principales mesures de prévention sont:
- Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon;
- Éviter de toucher le nez, la bouche et les yeux avec des mains non lavées;
- Couvrir la bouche et le nez en cas de toux ou d’éternuement;
- Limiter les contacts rapprochés lorsqu’une personne présente des symptômes.
Dans les lieux fermés ou en collectivité, le risque de transmission est plus élevé. Chez l’enfant, la circulation des virus est fréquente, ce qui explique les épisodes répétés en famille.