Le PET-scan est un examen d’imagerie médicale utilisé pour analyser l’activité métabolique des tissus et des organes. Il est souvent associé à un scanner, afin d’obtenir à la fois des informations fonctionnelles et anatomiques.
Le PET-scan est principalement indiqué en cancérologie pour rechercher certains cancers, évaluer leur extension, détecter d’éventuelles métastases, suivre l’évolution d’une tumeur et vérifier la réponse au traitement. Il peut aussi être utilisé dans certaines situations en neurologie, en cardiologie, ou pour rechercher des foyers infectieux ou inflammatoires, selon l’indication médicale.
En France, le PET-scan est réalisé dans un service de médecine nucléaire, à l’hôpital ou dans un centre d’imagerie autorisé, uniquement sur prescription médicale. Les résultats sont interprétés par un médecin nucléaire ou un radiologue spécialisé, puis transmis au médecin qui a demandé l’examen, comme un oncologue, un neurologue ou un cardiologue.
Principales indications
Le PET-scan peut être indiqué dans les situations suivantes:
- Rechercher ou aider au diagnostic de certains cancers;
- Évaluer l’extension d’un cancer dans l’organisme, notamment pour rechercher des métastases;
- Déterminer le stade d’un cancer;
- Suivre l’évolution d’une tumeur;
- Évaluer la réponse au traitement, comme la chimiothérapie, la radiothérapie ou l’immunothérapie;
- Rechercher une récidive du cancer;
- Détecter une maladie résiduelle après un traitement;
- Aider à définir le pronostic, c’est-à-dire l’évolution probable de la maladie.
Le PET-scan est particulièrement utilisé dans plusieurs types de cancers, comme les lymphomes, le cancer du poumon, le cancer colorectal, certains cancers de la tête et du cou, de l’œsophage, du sein, de la prostate, de la thyroïde, du pancréas, du cerveau, ainsi que dans le mélanome, selon le contexte clinique.
Lisez aussi: Cancer: symptômes, causes et traitement tuasaude.com/fr/cancerLe PET-scan peut également être indiqué dans certains cas d’épilepsie, de démence, de maladie cardiaque, d’infection ou d’inflammation, lorsque le médecin estime que cet examen peut apporter des informations utiles au diagnostic ou à la prise en charge.
Différence entre PET-scan et PET-CT
Le PET-scan et le PET-CT désignent souvent le même examen en pratique. En français, on parle aussi de TEP-scan, TEP-TDM ou tomographie par émission de positons associée à une tomodensitométrie.
Le PET-scan permet d’observer l’activité métabolique des cellules, tandis que le scanner, aussi appelé TDM, permet d’obtenir des images anatomiques plus précises des organes et des tissus.
L’association des deux techniques permet de mieux localiser les zones où le traceur radioactif se fixe et d’aider le médecin à interpréter les images avec plus de précision.
Comment se préparer à l'examen
La préparation au PET-scan peut varier selon le type d’examen, le traceur utilisé et les consignes du centre de médecine nucléaire.
En général, il est recommandé de:
- Être à jeun depuis au moins 4 à 6 heures avant l’examen, selon les consignes reçues;
- Boire de l’eau avant l’examen afin d’être bien hydraté;
- Éviter les efforts physiques importants dans les 24 heures précédant l’examen;
- Éviter de mâcher un chewing-gum, de parler longtemps ou de faire des efforts musculaires juste avant l’examen, car cela peut modifier la fixation du traceur;
- Signaler tous les traitements en cours au médecin ou à l’équipe médicale;
- Informer l’équipe médicale en cas de diabète, car la glycémie doit être contrôlée avant l’injection du traceur;
- Informer l’équipe médicale en cas de grossesse, de suspicion de grossesse ou d’allaitement.
Chez les personnes diabétiques, des consignes spécifiques peuvent être données concernant l’insuline ou les médicaments antidiabétiques.
Par ailleurs, il est important de ne pas modifier son traitement sans avis médical, car une glycémie trop élevée peut diminuer la qualité de l’examen.
Avant l’injection du traceur, la glycémie est généralement mesurée, en particulier lorsque le PET-scan est réalisé avec du fludésoxyglucose marqué au fluor 18, aussi appelé FDG.
Comment se déroule le PET-scan
Le PET-scan est un examen généralement indolore, réalisé en plusieurs étapes dans un service de médecine nucléaire.
Le déroulement habituel est le suivant:
- L’équipe médicale vérifie l’identité, l’indication de l’examen, les antécédents, les traitements et la glycémie si nécessaire;
- Un traceur radioactif est injecté dans une veine, le plus souvent du FDG, une forme de glucose faiblement radioactive;
- La personne reste au repos, généralement allongée ou assise dans une pièce calme, pendant environ 45 à 60 minutes, le temps que le traceur se répartisse dans l’organisme;
- La personne s’allonge ensuite sur la table de l’appareil, qui se déplace lentement à l’intérieur du PET-scan;
- Les images sont réalisées en captant les rayonnements émis par le traceur et en les associant, le plus souvent, aux images du scanner.
Pendant l’examen, il est important de rester immobile afin d’obtenir des images de bonne qualité. La durée de l’acquisition des images varie selon la zone étudiée et le protocole utilisé.
Les images obtenues permettent d’identifier les zones où l’activité métabolique est plus élevée. Cependant, une fixation importante du traceur ne signifie pas toujours qu’il s’agit d’un cancer, car certaines inflammations, infections ou cicatrisations peuvent aussi augmenter la fixation.
Comment le cancer apparaît-il au PET-scan?
Lorsqu’un PET-scan est réalisé avec du FDG, les cellules qui consomment beaucoup de glucose peuvent apparaître comme des zones de fixation plus intense sur les images.
Certaines cellules cancéreuses consomment davantage de glucose que les cellules normales, ce qui peut créer des zones plus visibles au PET-scan.
Ces zones doivent toujours être interprétées par un médecin, en tenant compte des symptômes, des antécédents, des autres examens d’imagerie et parfois d’une biopsie.
Le PET-scan ne remplace pas toujours les autres examens. Selon la situation, un scanner, une IRM, une échographie, une radiographie, une prise de sang ou une biopsie peuvent aussi être nécessaires pour confirmer le diagnostic ou préciser l’étendue de la maladie.
Précautions après le PET-scan
Après un PET-scan, il est généralement recommandé de boire de l’eau et d’uriner régulièrement afin de favoriser l’élimination du traceur radioactif par les urines.
Il est aussi conseillé d’éviter les contacts rapprochés et prolongés avec les femmes enceintes et les jeunes enfants pendant quelques heures après l’examen, selon les consignes données par le service de médecine nucléaire.
En cas d’allaitement, l’équipe médicale peut recommander de suspendre temporairement l’allaitement, souvent pendant au moins 12 heures après l’injection du traceur, et d’éliminer le lait tiré pendant cette période.
La durée exacte dépend du traceur utilisé et doit être confirmée par le médecin.
Effets secondaires possibles
Le PET-scan est considéré comme un examen sûr lorsqu’il est réalisé dans les conditions recommandées. La quantité de traceur radioactif utilisée est faible et adaptée à l’indication médicale.
Les effets secondaires sont rares, mais il peut parfois survenir:
- Une douleur légère au point d’injection;
- Une rougeur ou un petit hématome au niveau de la veine;
- Une réaction allergique, très rare, liée au traceur ou, si utilisé, au produit de contraste du scanner.
Le PET-scan expose à une faible dose de rayonnements ionisants.
C’est pourquoi, l’examen doit toujours être justifié par un bénéfice médical attendu supérieur au risque lié à l’exposition.
Contre-indications
Le PET-scan présente peu de contre-indications absolues, mais certaines situations nécessitent une évaluation médicale spécifique.
La grossesse ou une suspicion de grossesse doit toujours être signalée avant l’examen.
En général, le PET-scan est évité pendant la grossesse, sauf si l’examen est indispensable et que le bénéfice attendu est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.
L’allaitement doit également être signalé, car le traceur peut passer dans le lait maternel. Dans ce cas, l’examen peut parfois être reporté ou des consignes particulières peuvent être données après l’injection.
Les personnes ayant un diabète déséquilibré, une insuffisance rénale, une allergie connue à un composant utilisé pendant l’examen ou une impossibilité de rester immobile doivent en informer l’équipe médicale afin que les précautions nécessaires soient prises.