Le kalanchoe, ou kalanchoé, désigne un groupe de plantes succulentes traditionnellement utilisées en médecine populaire dans plusieurs régions du monde. Il appartient à la famille des Crassulacées et comprend des espèces parfois connues sous les noms de « feuille miracle », « plante de vie » ou « plante de l’air ».
L’espèce médicinale la plus étudiée est Kalanchoe pinnata, également connue sous le nom scientifique de Bryophyllum pinnatum. Les recherches se sont principalement intéressées à ses composés chimiques et à la manière dont ils pourraient expliquer son utilisation traditionnelle contre l’inflammation, les infections et pour le soin des plaies.
Cet article explique ce qu’est le kalanchoe, ses principaux bienfaits potentiels pour la santé, les différentes espèces de cette plante, ses formes d’utilisation courantes ainsi que les précautions importantes à connaître, sur la base de données scientifiques.
Bienfaits potentiels
Le kalanchoe a principalement été étudié en laboratoire et chez l’animal.
Les bienfaits présentés ci-dessous reposent donc sur des données expérimentales et non sur de vastes essais cliniques réalisés chez l’être humain.
1. Effet anti-inflammatoire
Le kalanchoe contient des flavonoïdes et des composés phénoliques qui contribuent à réduire les réactions inflammatoires.
Des études suggèrent que ces substances pourraient diminuer les gonflements et certains marqueurs de l’inflammation dans l’organisme.
2. Action antioxydante
Les extraits de feuilles de kalanchoe possèdent des propriétés antioxydantes qui aident à neutraliser les radicaux libres.
Cet effet pourrait contribuer à protéger les cellules et à réduire le stress oxydatif associé aux maladies chroniques.
3. Aide à la cicatrisation
Des recherches indiquent que les préparations à base de feuilles de kalanchoe appliquées sur la peau pourraient favoriser une cicatrisation plus rapide.
Cet effet serait lié à une meilleure régénération des tissus et à une diminution de l’inflammation locale.
4. Action antimicrobienne
Les extraits de kalanchoe ont montré une activité contre certaines bactéries et certains champignons lors d’études en laboratoire.
Ces propriétés pourraient expliquer son utilisation traditionnelle pour les infections cutanées mineures.
5. Effet gastroprotecteur
Des études menées chez l’animal suggèrent que le kalanchoe pourrait contribuer à protéger la muqueuse de l’estomac.
Cet effet semble être lié à une réduction des lésions provoquées par l’acidité et à une meilleure production de mucus gastrique.
Types de kalanchoe
Plusieurs espèces de kalanchoe sont utilisées en médecine traditionnelle ou étudiées pour leur activité biologique. Leur composition chimique et leurs effets peuvent varier d’une espèce à l’autre.
1. Kalanchoe pinnata
Kalanchoe pinnata est l’espèce la plus étudiée et celle qui fait l’objet de la majorité des recherches sur les usages médicinaux.
Elle est largement utilisée en médecine traditionnelle pour les plaies, l’inflammation et les troubles respiratoires.
2. Kalanchoe daigremontiana
Cette espèce est connue pour produire de petites plantules sur le bord de ses feuilles.
Elle contient des composés similaires à ceux de Kalanchoe pinnata, mais présente un risque de toxicité plus élevé en cas de mauvaise utilisation.
3. Kalanchoe brasiliensis
Cette espèce a principalement été étudiée au Brésil. Les recherches portent notamment sur ses effets anti-inflammatoires et antalgiques potentiels.
Comment utiliser
En France, la feuille fraîche de Kalanchoe pinnata figure sur la liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement de la Pharmacopée française, avec un usage cutané.
Son utilisation par voie orale sous forme de jus ou d’infusion ne correspond pas à cet usage reconnu en France.
1. Jus de feuilles fraîches
Dans certaines médecines traditionnelles, notamment hors de France, les feuilles sont lavées, écrasées puis pressées afin d’en extraire le jus.
Cette forme est parfois consommée par voie orale, mais elle présente un risque d’erreur de dosage et ne correspond pas à l’usage cutané de la feuille fraîche retenu par la Pharmacopée française.
2. Tisane ou infusion
Dans certaines pratiques traditionnelles, les feuilles fraîches ou séchées sont infusées dans de l’eau chaude pendant plusieurs minutes, notamment pour des troubles digestifs ou inflammatoires.
Cet usage oral n’est toutefois pas celui indiqué pour la feuille fraîche de Kalanchoe pinnata dans la Pharmacopée française.
3. Préparations à appliquer sur la peau
Le kalanchoe peut être utilisé dans des préparations destinées à être appliquées sur la peau.
Les recherches expérimentales se sont notamment intéressées à son utilisation pour les plaies, les brûlures et les irritations cutanées mineures.
Effets secondaires possibles
Le kalanchoe contient des bufadiénolides, des substances capables d’avoir des effets sur le cœur. À fortes doses ou en cas d’utilisation prolongée, ils peuvent provoquer des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales ou des troubles du rythme cardiaque.
Le contact avec la peau peut également provoquer une irritation ou une réaction allergique chez les personnes sensibles.
Le risque de toxicité est plus important lorsque les feuilles sont consommées crues ou sous une forme concentrée.
Contre-indications
Le kalanchoe ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement en raison du manque de données concernant sa sécurité.
Il est également contre-indiqué chez les personnes souffrant de maladies cardiaques ou prenant des médicaments pour le cœur.
Son utilisation doit être évitée chez les enfants et chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes, sauf sous la supervision d’un professionnel de santé. L’automédication avec cette plante n’est pas considérée comme sans risque.