La retatrutide est un stylo injectable encore à l’étude. Elle pourrait avoir un intérêt dans la prise en charge de l’obésité, du surpoids, du diabète de type 2, de la stéatose hépatique ou de la stéatohépatite non alcoolique, mais ces usages restent expérimentaux.
Ce médicament agit en favorisant la satiété, en stimulant la dégradation des graisses corporelles, en diminuant l’accumulation de graisse dans le foie et en aidant les cellules bêta du pancréas à sécréter de l’insuline après les repas.
Lisez aussi: 9 injections pour maigrir: types, utilisation (et dangers) tuasaude.com/fr/piqure-pour-maigrirEn France et en Europe, la retatrutide ne dispose pas encore d’autorisation de mise sur le marché. Elle n’est donc pas indiquée pour une utilisation courante et ne doit pas être utilisée en dehors d’un essai clinique officiel.
Bienfaits potentiels
La retatrutide est un médicament expérimental étudié pour traiter certaines situations, comme:
- Obésité et le surpoids:
- Diabète de type 2;
- Stéatose hépatique;
- Stéatohépatite non alcoolique.
D’autres pistes de recherche sont également étudiées, notamment pour l’arthrose, l’apnée du sommeil ou certaines maladies associées à l’obésité.
Cependant, ces usages ne sont pas approuvés et doivent être considérés uniquement comme des domaines de recherche.
Comment fonctionne la retatrutide
La retatrutide agit comme un triple agoniste des récepteurs hormonaux GLP-1, GIP et glucagon.
Cette triple action peut provoquer plusieurs effets dans l’organisme, comme:
- Stimuler les cellules bêta du pancréas à libérer de l’insuline après les repas;
- Aider à contrôler l’appétit et augmenter la sensation de satiété;
- Influencer le métabolisme du tissu adipeux;
- Stimuler la combustion des graisses;
- Augmenter la dépense énergétique;
- Aider à réduire l’accumulation de graisse dans le foie.
Des effets sur le système immunitaire ont également été observés dans certaines études, mais leur importance clinique reste encore à préciser.
Comment utiliser
La retatrutide n’a pas encore de mode d’utilisation approuvé par les autorités de régulation, comme l’ANSM en France, l’EMA en Europe ou la FDA aux États-Unis, car ce médicament est toujours en phase d’investigation clinique.
Dans les études, la forme d’utilisation testée consiste généralement en 1 injection sous-cutanée par semaine. Les doses étudiées varient selon l’objectif de recherche, souvent entre 1 mg et 12 mg par semaine, avec une augmentation progressive.
L’utilisation de la retatrutide en dehors des essais cliniques est considérée comme dangereuse et n’est pas recommandée.
Ce médicament ne dispose pas encore d’autorisation de mise sur le marché, et sa sécurité à long terme n’est pas complètement établie.
Effets secondaires
Les principaux effets secondaires rapportés dans les études sont les nausées, les vomissements, la diarrhée, la constipation, l’inconfort abdominal et la perte d’appétit.
Dans certains cas, une augmentation de la fréquence cardiaque, une sensibilité excessive de la peau et une hausse des taux d’enzymes pancréatiques et hépatiques ont également été observées. Plus rarement, quelques cas de pancréatite aiguë ont aussi été rapportés.
Comme la retatrutide est encore en cours d’évaluation, d’autres effets indésirables pourraient être identifiés avec des études plus longues et sur un plus grand nombre de personnes.
Contre-indications
Même si la retatrutide ne dispose pas encore d’une notice officielle avec des contre-indications définitives, elle ne doit actuellement pas être utilisée en dehors d’essais cliniques officiels.
L’utilisation de versions falsifiées, non autorisées ou préparées de la retatrutide est également déconseillée.
Ces produits peuvent contenir des doses inadaptées, des substances inconnues ou des impuretés, avec un risque de problèmes graves pour la santé.