PSA total: c'est quoi, dosage (et lien avec PSA libre)

Le PSA total est une analyse de sang qui mesure la quantité totale d’antigène prostatique spécifique, une protéine principalement produite par la prostate. Le résultat correspond à la somme du PSA libre et du PSA lié aux protéines présentes dans le sang.

Cet examen peut être prescrit pour évaluer le risque d’une maladie de la prostate, notamment un cancer de la prostate, une hyperplasie bénigne de la prostate ou une prostatite. Il est également utilisé pour suivre l’évolution d’un cancer de la prostate, évaluer la réponse au traitement et rechercher une éventuelle récidive.

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En France, le dosage du PSA total n’est pas recommandé comme examen de dépistage systématique du cancer de la prostate dans l’ensemble de la population. Une démarche de détection précoce peut cependant être proposée individuellement, après une information sur ses bénéfices, ses limites et ses conséquences possibles.

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Principales indications

Le dosage du PSA total peut être indiqué pour:

  • Évaluer le risque de cancer de la prostate dans le cadre d’une démarche individuelle de détection précoce;
  • Rechercher la cause de symptômes ou d’une anomalie de la prostate constatée lors d’un examen médical;
  • Évaluer certaines maladies de la prostate, comme l’hyperplasie bénigne de la prostate ou la prostatite;
  • Compléter l’évaluation réalisée à partir du toucher rectal, des antécédents personnels et familiaux et, si nécessaire, d’une IRM de la prostate;
  • Suivre la réponse au traitement d’un cancer de la prostate;
  • Détecter une éventuelle récidive du cancer après le traitement.

Le résultat du PSA total ne permet pas, à lui seul, de confirmer ou d’exclure un cancer de la prostate. Son taux peut également augmenter en cas d’hyperplasie bénigne de la prostate, de prostatite, d’infection urinaire ou après certains actes urologiques.

En cas de résultat anormal, le médecin peut proposer un nouveau dosage du PSA, un toucher rectal, une IRM de la prostate ou d’autres examens. Une biopsie n’est pas décidée uniquement à partir d’une valeur isolée du PSA.

Préparation à l’examen

Le dosage du PSA total ne nécessite généralement pas d’être à jeun. Il est cependant important de suivre les consignes du médecin et du laboratoire.

Avant l’examen, il est généralement recommandé de:

  • Éviter toute éjaculation dans les 48 heures précédant le prélèvement;
  • Éviter de faire du vélo ou de pratiquer une activité exerçant une pression importante sur la région de la prostate dans les 48 heures précédant le prélèvement;
  • Informer le médecin en cas d’infection urinaire ou de prostatite récente;
  • Signaler tous les médicaments pris régulièrement, notamment ceux utilisés pour traiter une hyperplasie bénigne de la prostate;
  • Informer le médecin de tout acte urologique récent.

Un sondage urinaire, une rétention aiguë d’urine, une endoscopie des voies urinaires, une biopsie de la prostate ou une autre manipulation de la prostate peuvent augmenter temporairement le taux de PSA.

Dans ces situations, le médecin peut recommander de reporter le prélèvement et de contrôler le PSA à distance de l’événement, généralement après un délai d’au moins deux semaines, voire davantage selon l’acte réalisé et le contexte médical.

Interprétation des résultats

Le PSA total est généralement exprimé en nanogrammes par millilitre de sang, soit ng/mL. Il n’existe pas de valeur normale unique permettant de distinguer avec certitude une prostate saine d’un cancer de la prostate.

Le résultat doit être interprété en tenant compte de plusieurs éléments, notamment:

  • L’âge;
  • Le volume de la prostate;
  • Les antécédents familiaux de cancer de la prostate;
  • Les résultats précédents du PSA et leur évolution dans le temps;
  • Le toucher rectal;
  • La présence d’une infection urinaire ou d’une prostatite;
  • La prise de certains médicaments;
  • Les résultats d’une éventuelle IRM de la prostate.

Dans les recommandations françaises, un PSA total à partir de 3 ng/mL peut conduire à proposer une consultation en urologie afin d’évaluer le risque individuel et l’intérêt d’examens complémentaires. Ce seuil est un repère pour approfondir l’évaluation et ne signifie pas qu’un cancer est présent.

À l’inverse, un PSA inférieur à 3 ng/mL n’exclut pas totalement un cancer de la prostate. Le risque augmente généralement avec le taux de PSA, mais des cancers peuvent être diagnostiqués avec des valeurs plus basses.

Chez certains hommes suivis dans le cadre d’une détection précoce, un PSA inférieur à 1 ng/mL peut permettre d’espacer les contrôles. La fréquence du suivi est toutefois définie individuellement par le médecin.

PSA total et PSA libre

Le PSA total et le PSA libre sont deux mesures du même marqueur présent dans le sang.

Le PSA total correspond à l’ensemble du PSA circulant, c’est-à-dire au PSA lié aux protéines et au PSA qui circule librement. Le PSA libre correspond uniquement à la fraction qui n’est pas liée aux protéines sanguines.

En pratique, le PSA total est le principal dosage utilisé pour évaluer et surveiller les maladies de la prostate. Le PSA libre peut être demandé comme examen complémentaire, notamment lorsque le résultat du PSA total est difficile à interpréter.

Le médecin peut calculer le rapport entre le PSA libre et le PSA total. Ce rapport peut contribuer à évaluer le risque de cancer, mais il ne permet pas non plus d’établir un diagnostic à lui seul.